Black Dice / Growing / Prince Rama

 date du concert

05/12/2010

 salle

La Machine du Moulin Rouge,
Paris

 tags

Black Dice / Growing / La Machine du Moulin Rouge

 liens

Growing
La Machine du Moulin Rouge

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C’est dans le sous-sol de la Machine (autrement appelé la Chaufferie) que se tenait, en ce dimanche soir, une soirée dédiée à un certain rock psyché états-unien et à laquelle participaient deux groupes présents la veille au FatCat Festival d’Hasselt et dont ces pages ont pu rendre compte.

Devant une audience assez correcte, ce sont tout d’abord les New-Yorkais de Prince Rama qui s’installèrent sur scène, sertis de leurs tenues pailletées et de leurs coiffures très années 90. Pendant la demi-heure de son set, le trio déroula toute la panoplie des ingrédients psyché-rock : delay sur la guitare de Taraka Larson et réverbération sur sa voix, coups sourds sur les toms de Nimai Larson et participation de cloches et clochettes, synthés caractéristiques de Michael Collins. Ajoutons à cela des flashes lumineux bleus et verts façon stroboscope et nous obtenons un exemple particulièrement représentatif de ce style musical. Peut-être pourra-t-on néanmoins juger l’ensemble un peu trop caricatural même, avec les voix de Nimai et Michael sous-mixées tandis que celle de Taraka nous donnait l’impression d’hésiter entre chant en anglais et transe tribale. Quoiqu’il en fût, on tenait là une entrée en matière correcte et cohérente avec le reste de la soirée.

Après un rapide changement de plateau, un autre trio prit place. En effet, depuis quelques mois, Growing compte une nouvelle venue dans ses rangs et, ce soir, Sadie Laska était placée au centre de la scène, encadrée par Joe Denardo et Kevin Doria. Apportant un vrai plus, la voix traitée de la jeune femme permet au groupe de diversifier encore davantage leurs compositions. Alors que PUMPS !, leur dernier album en date, nous avait laissé le souvenir de sons extrêmement rugueux, nous fûmes plus convaincus par la demi-heure de morceaux enchaînés que la formation nous proposa cette fois-ci. Les effets de guitare répondaient habilement aux traitements sur la voix pendant que les rythmiques prenaient de plus en plus de place au fur et à mesure de l’avancée du set, jusqu’à finir dans un registre qui permit à quelques spectateurs de partir dans une danse chamanique.

Afin de monter encore d’un cran dans la puissance sonore, Black Dice, le dernier trio du soir, était chargé de conclure. Bien que ce fût la première fois que nous vîmes les New-Yorkais, nous imaginions très bien que nos sens allaient être soumis à rude épreuve. De fait, pour schématiser, on pourra exposer que le groupe alterna passages très bruitistes et moments très très bruitistes. Un employé de la salle passa même dans les rangs, dbmètre à la main, pour constater que le niveau oscillait entre 99 et 105 db. Déchaînements psychés, assauts rythmiques et noyage des instruments sous les effets furent ainsi convoqués pour offrir une cinquantaine de minutes aussi secouantes que performatives.

François Bousquet
le 07/12/2010

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