Jonas Reinhardt / Rene Hell

 date du concert

06/12/2010

 salle

Panic Room,
Paris

 tags

Colin Johnco / Frédéric D. Oberland / Jonas Reinhardt / Panic Room / Rene Hell

 liens

Frédéric D. Oberland
Panic Room
Jonas Reinhardt
Colin Johnco

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Ouvert en 2009, le Panic Room, situé à deux immeubles du Pop In, semble en avoir intégré toutes les habitudes : salle en sous-sol, public branché, ambiance sympatoche, programmation variée et concerts débutant après 21h30 nonobstant l’annonce de trois lives et le fait que nous étions un lundi soir.

Pour introduire les débats, Frédéric D. Oberland et Colin Johnco prirent place sur la petite scène, le premier à la guitare et le second aux machines. Pendant la petite demi-heure improvisée de ce duo formé pour l’occasion, Oberland passa de l’archet au finger picking, afin de constituer des nappes dûment réverbérées, avant de terminer par un trémolo issu d’un jeu au médiator. Dans le même temps, Johnco créait également des textures plus ou moins lumineuses et plus ou moins psyché pour un résultat d’ensemble formant une idéale entame de soirée.

Si son album paru au printemps sur Type ne nous avait pas marqués outre mesure, nous avions quand même fait le déplacement pour assister au live de Rene Hell. Debout derrière son synthé disposé sur le côté de la scène, Jeff Witscher délivra une prestation nettement plus sonore que ce à quoi on s’attendait. En effet, alors que son disque oeuvrait dans un registre ambient, son concert navigua entre noise et expérimental, avec basses bien profondes et aigus stridents, le tout balancé à un puissance certaine. À ce titre, on fut presque soulagé quand, au bout de vingt minutes, l’États-unien termina son set, pas certain qu’on eût pu supporter davantage (la salle non plus d’ailleurs, à en juger par la demi-douzaine de fois où un barman vint demander au musicien de baisser le volume de ses deux gros amplis).

Compagnon de tournée de Rene Hell, le trio Jonas Reinhardt, auteur de deux albums peu emballants sur Kranky, s’installa ensuite. Avec un bassiste jouant en quasi-hammer-on, un claviériste posté au synthé et Jesse Reiner, leader du groupe, assis derrière son Moog, la formation délivra six morceaux psyché-rock. Si le schéma nous sembla un peu trop similaire d’un titre à l’autre (basse jouée rapidement, introduction de rythmiques enlevées, sonorités type bande-originale d’une série des années 80), nous pûmes cependant saluer la dispense de morceaux pour remuer la tête, en cadence avec les beats.

François Bousquet
le 09/12/2010

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