EntreVues - Festival International du Film de Belfort 2010 - Reprise du Palmarès

 réalisateur

Clarisse Hahn

 date

du 27/11/2010 au 05/12/2010

 salle

Nouveau Latina,
Paris

 tags

Clarisse Hahn / Nouveau Latina

 liens

Nouveau Latina

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(Cinémathèque Française)

Pour débuter cette soirée de reprise du palmarès des EntreVues de Belfort, un court-métrage d’Arnaud Des Pallières (lauréat du Prix du Public) fut projeté. Celui qu’on a connu via des longs-formats arides (Adieu, notamment) se livre ici, pendant quinze minutes, à une alternance de cartons et d’images tirées d’archives documentaires muettes, avec pour objectif de narrer l’histoire de Diane Wellington, jeune fille du Dakota du Sud disparue dans les années 1930. Malheureusement, la conjonction de ces deux sources ne prend pas, déconnectées en premier lieu que sont les images du texte. Par ailleurs, la fragmentation forcenée de ce dernier n’aide en rien à l’empathie avec le devenir de la jeune fille, les césures rendant le rythme de lecture aussi haché que malaisé (le passage des images aux textes blancs sur cartons noirs demandant au surplus un temps d’accommodation), exemple : « Diane Wellington était sûrement partie/avec un bel étudiant/ou un homme marié ». Si le réalisateur français persiste assurément dans son radicalisme, on peut également trouver celui-ci un peu vain.

Catégorisé court-métrage et récipiendaire du Grand Prix du Jury, Des Rêves pour l’Hiver et ses cinquante-neuf minutes s’attachent à une bande d’adolescents, et plus particulièrement à l’un d’entre eux, qui quitte domicile maternel et lycée pour aller faire de la musique avec ses potes dans une maison abandonnée. Antoine Parouty annonce avoir voulu représenter la création musicale en mouvement et, de fait, il s’agit là des passages les plus réussis de son film quand les héros enchaînent les prises, instrumentales d’abord, vocales ensuite. Le reste a tendance à se perdre dans un symbolisme exagéré (le héros s’appelle Teen, la musique est vue comme un exutoire du mal-être de cet âge) et une poésie adolescente, avec toute la candeur qu’elle peut comporter, dans les paroles des chansons du groupe (« Et déjà la vie nous échappe/Continuons, continuons, continuons à croire en nos rêves/Dont on pourrait s’enivrer un peu plus »). Symbolisme pour symbolisme, on pourra relever que le nom du groupe lui-même (The NY Hill Stillness) contient en germe toutes les limites du film : incapacité à resserrer le propos, accolage de mots qui ne veut pas dire grand-chose, fascination adolescente pour un ailleurs.

Seul long-métrage au programme de cette reprise, Kurdish Lover est de ces films oscillant entre fiction et documentaire. Pour Clarisse Hahn, cet amant kurde, c’est son compagnon et son film va suivre la virée au Kurdistan du couple, entre plongée dans le quotidien local et récits des traditions et croyances des habitants. Assez justement, la réalisatrice va mettre au jour les échos de la guerre qui se déroule dans le pays et les tensions internes à la famille de son compagnon (rivalités, brimades, disputes). Un parallèle peut même, dans ce contexte, être tracé avec le propre point de vue de la Française, à la fois extérieur car précisément de nationalité différente des hommes et femmes qu’elle filme, et intérieur car elle se trouve être leur belle-fille.

Date de sortie :
- Kurdish Lover : 12 septembre 2012

François Bousquet
le 18/12/2010

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