Antendex

Photons

(Force Intel / La Baleine)

 date de sortie

07/07/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica / Minimal

 appréciation

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13 extraits (Flash)

 tags

Ambient / Antendex / Electronica / Force Intel / Minimal

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Avec la relance du label Mille Plateaux, de nouvelles structures et divisions ont également vu le jour. Force Intel est l’une d’elles, dédiée aux productions IDM, retenues pour leur qualité mais jugées pas assez expérimentales pour figurer chez Mille Plateaux. C’est ainsi que le hongrois Tamás Olejnik se retrouve sur la structure allemande avec cette production qui peut laisser perplexe quant au fonctionnement de l’industrie du disque. En effet Photons est la compilation de 3 EPs du Hongrois, jusque là disponibles en libre téléchargement sur les netlabels NonStopNonSense et Complementary Distribution. Ceux-ci apparaissent donc comme de réels tremplins vers des labels physiques qui prennent ici le risque de la sortie physique d’œuvres qui doivent déjà circuler en toute légalité sur le net...

On passe donc à un format album avec 13 titres pour une petite heure, nous permettant de découvrir ces trois EP composés entre 2007 et 2008, présentés ici du plus récent au plus ancien. Le disque aurait peut-être gagné à voir son tracklisting remanié en conséquence, mais le parti pris de laisser les EPs en l’état se défend aussi, respectant une chronologie et des sorties qui formaient chacune un tout.
Commençons par Photons, dernier le EP en date qui se compose des 5 premiers titres. Il ne suffit pas à apprécier Antendex à sa juste valeur, nous laissant d’ailleurs une impression mitigée de l’artiste. On est d’abord captivé par les arpèges de basse de Quanta qui ouvre le disque. Bleeps lointains, rythmique pointilliste, mélodique et minimal ce premier titre se révèle très vite envoûtant. Planant, répétitif, les sons tournoient, de vieux synthés ronronnent inlassablement tandis que des laptops lancent de fins sifflements, on est en plein trip 70s, une version moderne de Tangerine Dream. Le EP se concluait avec le logiquement nommé Symmetry, reprenant à peu près la même recette avec un bel empilement et croisements synthétiques, une rêverie d’electronica mélodique et minimale. Entre ces deux perles, trois titres qui respectent les mêmes codes (répétition, minimalisme, cliquetis rythmiques, bleeps) mais qui manquent d’efficacité, optant pour des mélodies plus légères, des sonorités lumineuses. Trois titres qui semblent manquer d’inspiration, qui se révèlent lancinant et provoquent un certain ennui (Modulation, Wave, Emission).

Diagram, le deuxième EP nous permet de confirmer la facette electronica mélodique et minimale de l’artiste. Pour le plus grand plaisir des amateurs du genre, on tient là une réussite, avec bien entendu en contrepartie un certain manque d’originalité, mais ce n’est pas ce que l’on cherchera avec cet album.
On passera certes rapidement sur l’anodin Amino (et ses sonorités kraftwerkiennes) pour s’extasier sur la finesse des mélodies du sidéral Fremonol avec ses bleeps rebondis. Trett In n’a pas grand chose à lui envier avec son minimalisme accrocheur, son tempo dub et ses mélodies qui s’élèvent au loin. Pour couronner le tout, le Hongrois gratifie son Asteron de jolis effets rythmiques qui nous feront penser à Radian et Diagram pour un EP quasi parfait.

On terminera avec Onedion, le plus ancien des trois EP. Sur la longueur de l’album Interion nous apparaîtra comme un long interlude, extrêmement répétitif. On passera donc rapidement aux trois derniers morceaux qui nous permettent d’apprécier une approche un peu différente du travail d’Antendex. Toujours très minimaliste, l’artiste travaille avec des sonorités plus en longueur, évite la facilité des mélodies au profit d’une musique plus ambient qui s’avère particulièrement envoutante sur Nanokrion ou Dronflex.
On remarquera alors que notre crainte vis à vis de l’effet "compilation de EP" ne tient plus. Avec ce premier EP très ambient, superbe de minimalisme sur Nemonoix, l’album se conclue en douceur.

On l’a dit, il ne faut pas attendre de ce disque une révolution musicale. Juste prendre un certain plaisir à l’écoute d’une électronique épurée, mélodique et minimale. Un travail appliqué et une réussite indéniable.

Fabrice ALLARD
le 27/12/2010

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