La Méthode graphique et autres lignes

 date

du 25/11/2010 au 15/01/2011

 salle

Galerie Édouard Manet,
Gennevilliers

 appréciation
 tags

Davide Balula / Galerie Édouard Manet / Paul Harrison & John Wood

 liens

Paul Harrison & John Wood

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Terme donné à la traduction en lignes et graphes de différents phénomènes (humains, naturels, terrestres), la méthode graphique sert donc de fil conducteur à l’exposition du même nom, curatée par Johana Carrier et Joana Neves, deux jeunes femmes appartenant à la Plateforme Roven, structure notamment éditrice d’une revue consacrée au dessin contemporain. Parti de ce postulat un peu aride, on ne sera pas surpris de trouver quelques œuvres faisant preuve de trop de littéralité par rapport au point de départ ou se montrant trop scientifiques. Ainsi, les lettres alignées de Kees Visser, les dessins au crayon ou à la craie de Thomas Müller ou l’installation faite de plans et disques en céramique de Christoph Fink peuvent émarger à ces catégories.

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Marine Pagès - Rampe II et Silvia Bächli - Linien 37
(courtesy de l’artiste) et (courtesy du Museu de Arte Contemporânea de Porto)

À côté de ces créations et d’autres par trop évanescentes (les toiles d’araignée sur papier adhésif d’Emanuele Becheri ou les traits à l’encre de chine de Ana Hatherly), on sera plus réceptif à des pièces qui se font plus concrètes, plus matérielles, à l’image de la Rampe II de Marine Pagès, sculpture composée de tasseaux de bois tenus en équilibre précaire entre mur, sol et plafond. De même, lorsque les plasticiens se dirigent vers quelque chose de plus poétique, ils trouvent un terreau particulièrement fertile comme peuvent en témoigner les dessins à la mine de plomb de la même Marine Pagès, la peinture de Silvia Bächli, toute simple en apparence seulement, ou les photographies d’Helena Almeida.

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Davide Balula - Collection d’erreurs
(courtesy de l’artiste et galerie Frank Elbaz)

Parfois, la démarche se fait plus légère, quitte à s’écarter de la ligne directrice de l’exposition : les vidéos de Paul Harrison & John Wood, dispositifs ludo-scientifiques à base de balles (de golf, de tennis, de ping-pong ou de savon), ou Les cannes à puces de Patrick Corillon, transcription de cette croyance populaire voulant que des scarabées collés à une canne de promeneur peuvent, une fois détachés, retracer leur chemin parcouru. Cet aspect ludique peut enfin se doubler d’une approche participative quand Davide Balula expose le pan de bois ayant servi de support à une cible installée pour les spectateurs le jour du vernissage et constellée, par conséquent, d’impacts colorés de fléchettes (Collection d’erreurs). Nécessitant aussi l’interaction du public, A Stitch in Time de Robert Currie est constitué d’un enrouleur qui ne détricote une écharpe en laine que lorsqu’il est déclenché, précisément par la présence d’un spectateur repéré grâce à un capteur de présence.

François Bousquet
le 04/01/2011

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