Celer

Engaged Touches

(Home Normal / Import)

 date de sortie

20/08/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Minimal / Field Recordings

 appréciation

 écouter

Part 1 (complet, Flash)

 tags

Ambient / Celer / Field Recordings / Home Normal / Minimal

 liens

Celer
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Il y a un peu plus d’un mois, nous évoquions le fait que si Celer n’existe plus vraiment en tant que tel suite au décès de Danielle Baquet-Long, les productions du duo continuent quant à elles de voir le jour. Il y a d’une part des disques récents basés sur des field recordings préalablement enregistrés par la jeune femme, mais vu le succès "tardif" de Celer, on commence à trouver des rééditions comme c’est le cas ici avec cet Engaged Touches, déjà sorti en 2009 par Home Normal. N’ayant évoqué ce disque à l’époque, voici une nouvelle occasion de parler de Celer.

Il n’y a en soi guère d’intérêt à revenir sur un disque déjà sorti, d’une formation que l’on croise régulièrement et qui n’a pas fini d’habiter ces pages, à moins que celui-ci n’apporte une autre vision sur le travail de ses auteurs. C’est justement le cas de cet Engaged Touches qui reprend pourtant une formule bien rodée de la part du duo américain.
L’album est divisé en deux pistes qui s’étendent sur 26 et 40mn, une durée pas ordinaire mais qui ne surprend pas quand on connait le champ musical de Celer. On retrouve tout de suite ce mélange de field recordings et de nappes ambient, l’album s’ouvrant sur des enregistrements de voix, de bruits de pas et autres bruitages mécaniques évoquant un hall de gare, enchainant avec des nappes synthétiques qui semblent puiser dans des chœurs et sons de harpes. Une fois les nappes en place, on tourne un peu en rond, celles-ci se répétant à l’infini jusqu’à l’arrivée de nouveaux field recordings qui servent de transition avant les prochaines nappes électroniques. On ne peut s’empêcher de trouver le procédé un peu facile, le son un peu plat au regard des échafaudages complexes de nappes et drones auxquels le duo nous a habitué.

Heureusement la deuxième partie nous apparaitra plus réussie, à commencer par son ouverture sur un piano lumineux. Le principe reste à peu près le même avec quelques enregistrements du bruit mécanique d’un train sur les rails, mais le terme ambient prend ici tout son sens. Le duo prend le temps, laisse les sonorités respirer, travaille sur de longues oscillations contemplatives et joue habilement avec un certain minimalisme. À la place des interruptions régulières de Part 1 on trouve ici une vraie pièce unique aux lentes variations et renouvellements, sombrant quelques instants dans les graves pour mieux s’élever ensuite, succession infinie de vagues qui s’éteignent et reviennent, à peine perturbées par quelques crépitements pour s’achever dans une longue rêverie.

On part donc sur un sentiment un peu mitigé pour finir sur une note plus positive, comme quoi le duo qui nous avait jusque là toujours enchanté semble parfois avoir du mal à se renouveler. Quoi de plus normal quand on voit que Celer approche déjà des 40 albums produits en l’espace de 6 ans, pour le plus grand plaisir des amateurs d’ambient(-drone).

Fabrice ALLARD
le 06/01/2011

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