Giardini Di Mirò

Il Fuoco

(City Centre Offices / La Baleine)

 date de sortie

15/10/2010

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

City Centre Offices / Giardini di Mirò / Pillow (2) / Post-Rock

 liens

Giardini di Mirò
City Centre Offices

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À l’origine bande-son d’un ciné-concert censée illustrer le film muet du même titre réalisé en 1915 par Giovanni Pastrone, Il Fuoco a été ensuite sorti par le label italien Unhip Records en septembre 2009. Afin de lui donner une plus grande visibilité, City Centre Offices se charge, un an après, de publier à nouveau cet album des Italiens de Giardini Di Mirò qu’on avait un peu perdu de vue après avoir suivi leur trajectoire pendant la première moitié des années 2000. Formellement, on se demande tout d’abord pourquoi avoir découpé le disque en plusieurs pistes et pas seulement en trois, en suivant les trois mouvements (La Favilla, La Vampa et La Cenere). Aucune explication logique ne vient, de surcroît, justifier cette présentation (les morceaux s’enchaînent, les intitulés, au sein des mouvements, sont juste identifiés par des numéros) sinon de mauvaises raisons (volonté de ne pas effrayer a priori l’auditeur avec un nombre réduit de plages, caractère plus pratique pour l’écoute sur baladeur, possibilité de vente à la découpe sur les plateformes idoines).

Musicalement, c’est évidemment un post-rock instrumental qui nous est majoritairement livré, avec néanmoins des spécificités propres à chaque mouvement. Ainsi, La Favilla opère dans le registre le plus classique : mélodie à la guitare, apparition de cordes pour faire monter l’émotion, batterie et saturation de la six-cordes intermittentes. Du bel ouvrage, mais rien de particulièrement singulier, donc.

Plus surprenant, La Vampa et ses trois morceaux semble d’abord choisir d’aller vers une atmosphère plus sombre avec piano lointain, crissements de cymbale avant d’introduire progressivement basse et batterie programmée. Mais ce n’est qu’un leurre puisque les Italiens reviennent bien vite à un post-rock plus traditionnel, bien qu’au tempo plus enlevé que dans La Favilla.

Pour terminer, les neuf minutes de La Cenere (réparties sur deux plages) voient le groupe opter pour un dialogue piano-coups sourds sur les toms, tout aussi inquiétant qu’au début du mouvement précédent. Afin d’apporter une certaine lueur d’espoir, un cuivre point dans les dernières minutes tandis que les autres instruments s’éteignent au fur et à mesure, retournant vers les cendres auxquelles ils étaient promis.

François Bousquet
le 19/01/2011

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