Cindytalk

Up Here In The Clouds

(Editions Mego / La Baleine)

 date de sortie

30/08/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Glitch / Noise

 appréciation

 tags

Ambient / Cindytalk / Editions Mego / Glitch / Noise

 liens

Editions Mego
Cindytalk

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À peine un an après The Crackle of My Soul, également publié par Editions Mego, Cindytalk nous revient déjà sur la structure viennoise. On ne pourra s’empêcher de trouver un peu étrange cette subite activité après 15 ans d’absence, tout en étant excité à l’idée de découvrir une nouvelle production de Gordon Sharp.

Comme on pouvait s’y attendre, ce nouvel album reste dans les teintes de The Crackle of My Soul avec une ambient/noise plutôt classe. Les influences industrielles, certes présentent, nous apparaissent ici plus subtiles, avec notamment une tonalité globale plus douce, abandonnant les crissements stressants et se concentrant sur des textures omniprésentes, combinaison de souffles, pluies grésillantes et autres gargouillis électroniques. D’apparence abstraite, la musique de Cindytalk est en fait bien plus imagée qu’on ne le pense. Ces textures à la fois douces et bruitistes nous font penser à une imitation du bruit de la mer sur le premier morceau, justement intitulé The Eight Sea. Un peu plus loin on découvre une ambient lunaire parsemée de scintillements métalliques en guise d’introduction à une piste nommée... Switched to Lunar, par la suite parcourue de souffles glissants qui pourront évoquer une pluie de météorites.
On sera parfois surpris par un jeu rythmique minimal, atypique, qui pourra se révéler mécanique avec les martèlements sourds de We Are Without Words, tout en ajoutant une certaine tension quand le tempo semble s’accélérer ou que le son évolue imperceptiblement. C’est une certaine violence qui peut apparaître aussi à l’écoute de I Walk Until I Fall, un peu plus contenue sur The Anarchist Window, alors que les coups secs se révèlent assourdis.

Mais comme sur le précédent album, derrière les souffles, les bruits et les crépitements, Cindytalk dissémine de subtiles mélodies, donnant même l’impression d’être le fruit du hasard. Sur The Eigth Sea c’est le vent qui semble se glisser dans une grille métallique en la faisant résonner. Ce sont ensuite les drones linéaire de Guts Of London qui évoluent lentement, oscillent, et créent une mélodie ambient, douce et répétitive, tandis que sur Hollow Stare des tonalités générées au laptop viennent flirter avec des souffles crépitants, puis des textures bruitistes.
La surprise finale, la cerise sur le gâteau, c’est le morceau titre qui conclue l’album. Une petite mélodie 8 bit, lente et poppy, subissant de légers effets donnant l’impression que chaque note est un dernier soupir.

Ceux qui ont aimé The Crackle of My Soul ne devraient pas être déçu puisque l’on retrouve ici tous les éléments du précédent album. Un très bon disque donc, avec peut-être l’effet de surprise en moins.

Fabrice ALLARD
le 15/01/2011

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