Myouto

 chorégraphe

Perrine Valli

 date

14/01/2011 et 15/01/2011

 salle

Mains d’Oeuvres,
St Ouen

 appréciation
 tags

Mains d’Oeuvres / Perrine Valli

 liens

Mains d’Oeuvres
Perrine Valli

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Étude de la pièce chorégraphique Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt créée à l’automne dernier et suite de petits tableaux, Myouto se centre sur l’image du couple et permet à Perrine Valli de se voir entourée d’Inari Salmivaara et Alexandre Da Silva. Avec un tel matériau, on ne sera pas surpris de suivre tout d’abord un solo, puis un duo, puis enfin le trio. Mais, heureusement, cette mécanique se casse par la suite pour mêler solo, duo et trio évoluant dans l’univers traditionnel de la chorégraphe : plateau blanc dénudé, présence limité d’accessoires (une chaise et un grand cadre noirs, ici), tenue sobre et noire, cheveux attachés en queue de cheval. De même, on retrouva les mouvements habituels de la Franco-Suisse, marqués notamment par une position de la main particulièrement identifiable (main tendue, doigts serrés et poignet cassé) et une volonté de fonctionner par samples, mettant au point des boucles gestuelles répétées.

Influencée pour cette création par une phrase d’Oscar Wilde (« Faire un couple, c’est ne faire qu’un, mais lequel ? »), Perrine Valli montre ainsi un couple qui se serre dans les bras avant que, lorsqu’un des deux s’en extrait, les bras de l’autre demeurent dans la même position, comme si le fait de serrer (ou de croire serrer) quelqu’un contre soit primait la personne même. Plus tard, les deux jeunes femmes roulent ensemble au sol, collée l’une contre l’autre, chevelure défaite, si bien que leurs visages sont masqués et que, même si l’une est brune et l’autre blonde, on ne distingue plus qu’un seul corps.

Au-delà de ces évocations plus ou moins distanciées, on put relever une utilisation pas trop symbolique du cadre noir. En effet, il aurait été aisé de multiplier les entrées et sorties à l’intérieur de celui-ci pour signifier autant de mises en couples et de ruptures. À l’inverse, la chorégraphe et ses comparses préfèrent manipuler l’objet, le renverser, le déplacer au sol ou le tenir verticalement avant de le faire tomber lourdement tandis que résonne la chanson Pipeau de Brigitte Fontaine : « L’amour c’est du pipeau/c’est bon pour les gogos ».

François Bousquet
le 26/01/2011

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