The Grip / La Mainmise

 date

du 04/12/2010 au 06/02/2011

 salle

Kadist Art Foundation,
Paris

 appréciation
 tags

Douglas Gordon / Kadist Art Foundation

 liens

Douglas Gordon
Kadist Art Foundation

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Co-directeur d’une galerie à Sidney, Dougal Phillips propose, à l’issue de sa résidence à la Fondation Kadist, une exposition collective « sur la connaissance, les modes d’appréhension du monde, qui se transmettent et se forgent par la croyance en celui qui guérit de ses mains, en l’homme de loi ou en l’ancêtre ». Programme aussi ambitieux que nébuleux, ce projet lui permet de réunir six artistes autour des questions de domination et de diffusion du savoir.

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Douglas Gordon - Blind Spencer (Mirror)
(courtesy Kadist Art Foundation)

Pour autant, et bien qu’ayant en tête cette note d’intention, on peine à distinguer un lien entre les neuf œuvres présentées dans l’espace d’exposition. Si l’on peut néanmoins rapprocher les photographies de Michal Chelbin et de Douglas Gordon toutes deux attachées à la figure patriarcale (respectivement Strangely familiar : Angelina with her father dans laquelle un père porte sa fille, et Blind Spencer (Mirror) avec son portrait de Spencer Tracy où ses yeux sont remplacés par des miroirs), le reste s’avère hétéroclite et sans liaison apparente. Demeure alors la possibilité d’appréhender les pièces de manière isolée et sans arrière-pensée collectivisante.

À cette aune, le montage vidéo de Kate Mitchell voit l’Australienne se pendre à un lustre et incorporer ensuite cette scène, par une superposition d’images, dans l’appartement parisien surplombant la Fondation Kadist. De même, la juxtaposition par Ms&Mr de deux courts films en noir et blanc donne l’impression d’une plongée dans de factices vieux films de l’entre-deux guerres.

En revanche, l’installation mobilière d’Arin Rungjang (imbrication de fauteuil, chaise et table afin de coloniser l’espace d’exposition) ne dépasse pas le stade de la présence envahissante et le court-métrage d’Ho Tzu Nyen celui du contre-pied estudiantin (croiser du heavy-metal et le Zarathoustra de Nietzsche, quelle audace !).

François Bousquet
le 27/01/2011

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