Takka Takka

Migration

(Lili is Pi / Mosaic)

 date de sortie

20/09/2010

 genre

Rock

 style

Indie / Pop

 appréciation

 écouter

3 MP3 complets

 tags

Indie / Lili is Pi / Pop / Takka Takka

 liens

Lili is Pi
Takka Takka

 autres disques récents
Resina
s/t
(130701)
Altars Altars
Small Hours
(Home Normal)
Monty Adkins
Unfurling Streams
(Crónica Electronica)
Dakota Suite | Vampillia
The Sea Is Never Full
(Karaoke Kalk)

Takka Takka est un quintette qui s’est formé en 2005 à New-York, sortant leur premier album We Feel Safer at Night en 2007. Migration est leur deuxième long format, sorti en 2008 mais qui aura mis deux ans à parvenir chez nous. C’est grâce à Lili is Pi, une jeune structure luxembourgeoise plutôt orientée pop-folk que Migration parvient chez nous aujourd’hui.

On est d’abord complètement conquis par Monkey Forest Road qui ouvre l’album. Des éléments acoustiques répétitifs qui peuvent faire penser à Steve Reich, des guitares langoureuses et surtout une voix déliquescente aux intonations très 70s sont les prémices à une explosion aride à base de guitares rugissantes. Une très belle introduction, mais malheureusement le ton change dès le deuxième titre (Silence) qui nous apparaîtra comme une musique pop-rock relativement classique, trouvant son charme dans une rythmique sautillante et la douceur du chant assuré par Gabe Levine. Il s’agit là d’une constante plutôt agréable puisque lorsque l’instrumentation se révèle on ne peut plus classique (The Takers) il nous reste ce chant joliment posé, cette voix feutrée qui se marie parfaitement aux flûtes de Everybody Say.

Takka Takka se renouvelle sur chaque morceau, conviant un nouvel instrument et se rapprochant du spoken word sur le joli Homebreaker, optant pour des intonations world sur les croisements de guitares de Fall Down Where You Stand, ou la jouant plus épuré, se limitant au classique duo guitare-voix sur Lion In The Waves.
Si tout ceci est plutôt agréable, on regrettera des choix un peu trop sages. On se consolera toutefois avec quelques chansons aux constructions moins prévisibles comme la très douce Change No Change dont les guitares flirtent avec les 70s, et on prendra plaisir à se faire surprendre par The Optimists Were Right, un trop court morceau ambient à base de piano et machines.

Migration fera figure pour nous de petite pause pop soyeuse entre deux disques de musique électronique expérimentale. Les amateurs de chant et guitares ne devraient pas être déçus, Takka Takka se sert habilement de multiples influences, tant temporelles que géographiques afin de s’approprier le genre.

Fabrice ALLARD
le 23/01/2011