L’ECAL à Paris

 date

du 14/01/2011 au 12/02/2011

 salle

Cité internationale des arts,
Paris

 appréciation
 tags

Adrien Missika / Cité internationale des arts / Cyprien Gaillard / David Hominal / Erwan Frotin / Francis Baudevin / Philippe Decrauzat / Stéphane Dafflon / Valentin Carron

 liens

Cité internationale des arts

 dans la même rubrique
du 22/09/2016 au 11/12/2016
Mark Geffriaud : Deux Mille Quinze
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
du 06/09/0216 au 29/10/2016
Paris
(Fondation d’entreprise Ricard)
du 02/06/2016 au 09/10/2016
Telling Tales : Excursions In Narrative Form
(Museum of Contemporary Art)
du 23/06/2016 au 11/09/2016
Mika Rottenberg
(Palais de Tokyo)

Régulièrement, ces pages vantent les mérites des plasticiens suisses francophones. Point commun entre la plupart de ces artistes : ils sont diplômés du Département arts visuels de l’ECAL, l’école cantonale d’art de Lausanne. Afin de mettre en lumière cet établissement, deux expositions sont organisées à Paris, l’une dans une Galerie et consacrée aux luminaires créés par les élèves du Département design industriel, et l’autre, à la Cité internationale des arts, regroupant précisément les artistes du Département arts visuels.

À notre surprise, d’ailleurs, on réalise qu’il n’y a pas que des Suisses qui sont passés par cette École. Ainsi trouve-t-on exposée une photographie de Cyprien Gaillard, attaché une nouvelle fois au débris d’une destruction d’immeuble, dans la continuité de quelques-unes de ses précédentes œuvres (Cairns). Né à Paris mais installé à Genève, Adrien Missika propose pour sa part des vagues stylisées dans un geste entre capture de l’instantané et recréation du réel. À côté de ces travaux, on sera moins convaincu par les visions d’animaux fantasmagoriques photographiées en noir et blanc d’Erwan Frotin ou par la vidéo de David Hominal.

En fait, et comme nous l’imaginions compte tenu de ce que nous connaissions déjà de ces plasticiens, ce sont les travaux géométriques et sobres de quatre Helvètes qui rencontrèrent nos préférences. Ainsi, tandis que Francis Baudevin nous livre l’un de ses traditionnels exercices de connivence dans lequel le spectateur se trouve confronté à des formes et logos qu’il croit connaître (Sans Titre), Valentin Carron, avec ses ovales en bois, croise cette inclination pour les formes avec son goût pour la culture populaire et sa dimension vernaculaire.

JPEG - 41.2 ko
Philippe Decrauzat - Fear the Eyes Became the Tone
(courtesy Galerie Francesca Pia GmbH)

Plus pertinent qu’à l’accoutumée, Philippe Decrauzat combine tondo et wall-painting, dans une démarche à nouveau inspirée de l’optical art (noir et blanc, travail sur la sérialité, cercles concentriques) (Fear the Eyes Became the Tone). Enfin, la peinture de Stéphane Dafflon, son camaïeu de rose et son jeu sur la perspective, dialogue astucieusement avec les miroirs Flat de BIG-GAME et nous conforte dans notre estime pour cette scène sur laquelle cette exposition fait parfaitement le point.

JPEG - 16.9 ko
BIG-GAME - Flat et Stéphane Dafflon - Ast036
(courtesy Galerie Air de Paris)

François Bousquet
le 08/02/2011

À lire également

du 16/05/2013 au 06/07/2013
Adrien Missika : Tephra
(Galerie Édouard Manet)
du 17/02/2012 au 20/05/2012
Néon. Who’s afraid of (...)
(Maison Rouge)
du 10/10/2008 au 22/11/2008
La Consistance du Visible
(Fondation d’entreprise)
du 28/02/2014 au 11/05/2014
Bruno Peinado : L’Écho /
(HAB Galerie)