L’ECAL à Paris

 date

du 14/01/2011 au 12/02/2011

 salle

Cité internationale des arts,
Paris

 appréciation
 tags

Adrien Missika / Cité internationale des arts / Cyprien Gaillard / David Hominal / Erwan Frotin / Francis Baudevin / Philippe Decrauzat / Stéphane Dafflon / Valentin Carron

 liens

Cité internationale des arts

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Régulièrement, ces pages vantent les mérites des plasticiens suisses francophones. Point commun entre la plupart de ces artistes : ils sont diplômés du Département arts visuels de l’ECAL, l’école cantonale d’art de Lausanne. Afin de mettre en lumière cet établissement, deux expositions sont organisées à Paris, l’une dans une Galerie et consacrée aux luminaires créés par les élèves du Département design industriel, et l’autre, à la Cité internationale des arts, regroupant précisément les artistes du Département arts visuels.

À notre surprise, d’ailleurs, on réalise qu’il n’y a pas que des Suisses qui sont passés par cette École. Ainsi trouve-t-on exposée une photographie de Cyprien Gaillard, attaché une nouvelle fois au débris d’une destruction d’immeuble, dans la continuité de quelques-unes de ses précédentes œuvres (Cairns). Né à Paris mais installé à Genève, Adrien Missika propose pour sa part des vagues stylisées dans un geste entre capture de l’instantané et recréation du réel. À côté de ces travaux, on sera moins convaincu par les visions d’animaux fantasmagoriques photographiées en noir et blanc d’Erwan Frotin ou par la vidéo de David Hominal.

En fait, et comme nous l’imaginions compte tenu de ce que nous connaissions déjà de ces plasticiens, ce sont les travaux géométriques et sobres de quatre Helvètes qui rencontrèrent nos préférences. Ainsi, tandis que Francis Baudevin nous livre l’un de ses traditionnels exercices de connivence dans lequel le spectateur se trouve confronté à des formes et logos qu’il croit connaître (Sans Titre), Valentin Carron, avec ses ovales en bois, croise cette inclination pour les formes avec son goût pour la culture populaire et sa dimension vernaculaire.

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Philippe Decrauzat - Fear the Eyes Became the Tone
(courtesy Galerie Francesca Pia GmbH)

Plus pertinent qu’à l’accoutumée, Philippe Decrauzat combine tondo et wall-painting, dans une démarche à nouveau inspirée de l’optical art (noir et blanc, travail sur la sérialité, cercles concentriques) (Fear the Eyes Became the Tone). Enfin, la peinture de Stéphane Dafflon, son camaïeu de rose et son jeu sur la perspective, dialogue astucieusement avec les miroirs Flat de BIG-GAME et nous conforte dans notre estime pour cette scène sur laquelle cette exposition fait parfaitement le point.

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BIG-GAME - Flat et Stéphane Dafflon - Ast036
(courtesy Galerie Air de Paris)

François Bousquet
le 08/02/2011

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