La Maladie de la Famille M.

 auteur

Fausto Paravidino

 metteur en scène

Fausto Paravidino

 date

du 30/01/2011 au 20/02/2011

 salle

Théâtre du Vieux-Colombier,
Paris

 appréciation
 tags

Fausto Paravidino / Théâtre du Vieux-Colombier

 liens

Théâtre du Vieux-Colombier

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Sur un plateau incliné, un médecin de campagne vient nous narrer l’histoire de la famille M., marquée par la mort de la mère, la décrépitude du père et les affres des trois enfants (avortements, désœuvrement caractérisé…). Dans une atmosphère tragi-comique à l’écriture assez intemporelle, ni véritablement classique, ni complètement contemporaine, La Maladie de la Famille M. veut s’attacher aux individus plutôt qu’aux thématiques. De fait, aucune volonté universaliste, ni moralisatrice, ne vient transcender une pièce dont les personnages vont évoluer pendant les quelques jours que dure cette chronique.

À la différence de ses précédentes pièces montées en France (on se rappelle notamment que Gènes 01, consacrée aux événements survenus autour du G8 de 2001, a déjà connu deux mises en scène en trois ans), Fausto Paravidino met donc de côté toute analyse politique de l’actualité pour préférer une dramaturgie plus traditionnelle. De surcroît, la présence du médecin, témoin oculaire de l’action et venant, à coups d’adresses au public, nous relater l’histoire ajoute à cette distanciation. Enfin, un pianiste, posté à jardin, ponctue l’action entre deux scènes, quand le noir se fait, et réalise au clavier les bruitages (sonnerie de téléphone, grondement d’orage). Le tout donne une impression d’assister à une sorte de film muet ou de théâtre sans paroles, d’autant plus que, comme on l’a indiqué, la narration ne nécessite aucun ancrage temporel particulier.

Point saillant du spectacle, ce constat en constitue également la limite puisqu’on a beau s’intéresser au devenir de la famille M., on ne perçoit pas vraiment où l’Italien veut en venir ; et ce n’est pas la simili-morale que nous énonce le médecin à la fin (les femmes ne pardonnent pas les erreurs et lui-même reconnaît en avoir commis plusieurs) qui nous aide beaucoup.

François Bousquet
le 03/02/2011

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