Mathias Delplanque / Emmanuelle Gibello

 date du concert

28/01/2011

 salle

Souffle Continu,
Paris

 tags

Bruit Clair / Emmanuelle Gibello / Mathias Delplanque / Souffle Continu

 liens

Bruit Clair
Souffle Continu
Emmanuelle Gibello

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Souffle Continu, l’un des rares disquaires parisien encore en activité, propose régulièrement de petits concerts. Nous avions déjà eu envie de faire le déplacement (pour Jozef Van Wissem notamment), mais c’était ce soir notre première, motivé par deux lives autour du label Bruit Clair, fondé il y a tout juste un an par Mathias Delplanque.

Cette soirée était l’occasion de fêter la sortie de Labyrinthe (c104 goto N901), 5ème référence du label mais également premier album d’Emmanuelle Gibello. Ce déplacement chez Souffle Continu était l’occasion de découvrir le travail de cette artiste dont nous ne connaissions rien jusque là, mais nos lecteurs l’auront peut-être déjà vue se produire lors des différents festivals du Placard où elle joue régulièrement.
Vers 18h50 Emmanuelle Gibello prend place et les spectateurs, relativement nombreux par rapport au lieu, s’amassent devant les tables sur lesquelles reposent laptop et contrôleurs. On ne saura pas dire pourquoi, mais on s’attendait à un travail plutôt bruitiste et on en fut finalement assez éloigné. Le concert débute par un mélange de sonorités traitées (chocs, objets qui tombent) et de field recordings, entre bruits ambiants, sonorités naturelles et voix/chants tirés d’une fête qui nous paraîtra tribale.
Emmanuelle Gibello mélange ses sources sonores, passant de sonorités enregistrées à des bruitages plus électroniques, insérant une dose d’abstraction dans ses paysages concrets, créant des cassures entre deux plans-séquences, mais proposant un double jeu quand elle diffuse sirène de bateau et autres alarmes sonores.
Un concert d’une vingtaine de minute à rapprocher de la musique concrète, avec des hauts et des bas mais dont on trouvera qu’il manquait quelque chose pour vraiment retenir notre attention. À noter que les conditions d’écoute n’étaient peut-être pas idéales non plus pour ce type de production.

Il est pas loin de 19h30 quand Mathias Delplanque finit d’installer son matériel parmi lequel on trouve un laptop, une série de contrôleurs, une table de mixage, mais aussi un glockenspiel et une kalimba. Il débute au glockenspiel, quelques notes, une mélodie, le grincement des lames qu’il frotte sur leur support, et le laptop qui s’en mêle, renvoyant des sons qui semblaient être un croisement du glockenspiel et de bruits de synthèse, créant une sorte d’électronica électroacoustique, de toute beauté.
Petit à petit ces mélodies se brouillent avec des frétillements, à coups, claquements sourds et abstraits de kalimba, pour arriver à un passage quasi bruitiste, tendu, fait de crissements et chuintements de machines. Le concert sera en fait une alternance de douceurs mélodiques et de violences bruitistes, avec dans une deuxième partie la douceur mélancolique d’un archet faisant résonner les lames du glockenspiel tandis que le final se rapprochera de l’abstraction électroacoustique.
Un très beau concert qui nous réconciliera avec l’approche live de Mathias Delplanque.

Fabrice ALLARD
le 01/02/2011

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