thisquietarmy + Yellow6

Death

(Basses Frequences)

 date de sortie

00/11/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Post-Rock

 appréciation

 écouter

Sand (extrait)

 tags

Ambient / Basses Frequences / Drone / Post-Rock / thisquietarmy / Yellow6

 liens

Yellow6
thisquietarmy
Basses Frequences

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Pour une fois on ne va guère s’étendre sur l’introduction de cet article, artistes et label étant déjà connus. C’est donc sur le très spécialisé label français Basses Fréquences que l’on trouve cette intéressante et inattendue collaboration entre le canadien Eric Quach (thisquietarmy) et le britannique Jon Attwood (Yellow6), alors que ce dernier semblait avoir un peu réduit le rythme de ses productions.

Pour ceux qui aiment les petites histoires, qui aiment savoir comment ce disque est arrivé à eux, on commencera par revenir sur le contexte. Mars 2009, les deux hommes sont invités à jouer au Under the Snow Festival de Montréal. Jon arrive tout juste d’une tournée aux États-Unis, Eric jouait déjà la veille, et à peine une heure après leur rencontre ils se retrouvent dans les studios de thisquietarmy pour une session d’enregistrement de 2h. C’est de cette session qu’est aujourd’hui issu Death.
Il s’agit d’un disque vinyle composé de trois morceaux dont les titres évoquent des étendues désertiques et étouffantes. On commence avec les nappes lentes et menaçantes, vraisemblablement interprétées à l’e-bow, en guise d’ouverture à Sand. Il s’agit certainement du morceau le plus sombre, inquiétant, répétitif, faisant penser à une lente respiration, exténuée, à l’image des deux hommes terrassés par la fatigue, un léger égrenage au second plan apportant un peu de lumière.

Furnace reprend le même principe avec globalement deux strates sonores. D’une part un rapide égrenage lumineux, de l’autre des nappes légèrement écorchées, les deux éléments dessinant des mélodies mélancoliques. Déjà très beau, ce titre gagne en puissance quand, sur les dernières minutes, des nappes graves et rugissantes viennent gronder d’un son qui semble sortir d’un vieux synthé.
On sera malheureusement un peu moins fan de Salt, une pièce de 17mn qui compose la face B. Le son est ici nettement plus clair avec un jeu de guitare régulier, de légers grincements métalliques et des mélodies un peu noyées dans la masse. Globalement très homogène et envahi d’une certaine douceur, on ne retiendra que quelques montées de distorsions, parfois de belles guitares au traitement très 70s et 2mn avant la fin un lourd bruitage qui précipite les guitares dans un abîme.

Un disque qui est à prendre comme un instantané, le témoignage d’une rencontre, d’une séance d’enregistrement improvisée, qui laisse entrevoir de belles choses mais qui mériterait d’être approfondi.

Fabrice ALLARD
le 04/02/2011

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