Red / Benoit Pioulard / nlf3

 date du concert

02/02/2011

 salle

Flèche d’Or,
Paris

 tags

Benoit Pioulard / Don Nino / Flèche d’Or / NLF3 / Red

 liens

Benoit Pioulard
Flèche d’Or

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Plateau assez cohérent ce soir à la Flèche d’Or (tout du moins par rapport à ce que la salle du XXe arrondissement peut parfois proposer) avec deux musiciens solo tout d’abord et un trio pour terminer. Lorsque nous arrivâmes dans la salle, Red avait déjà commencé son set et nous ne nous en plaindrons guère tellement le blues-folk un peu graisseux du Français nous laissa extérieurs à ses compositions.

Sur le souvenir d’un très bon concert en novembre 2009, nous venions confiants dans le potentiel scénique de Benoit Pioulard. Au Comptoir Général, il avait judicieusement opté pour le versant ambient-folk de sa musique, livrant un morceau unique dans lequel il avait intégré effets et jeu à la guitare. On le répète à chaque sortie d’album de l’États-unien : il poursuit simultanément deux directions, celle évoquée à l’instant et une autre où chant et guitare acoustique sont majoritaires. Malheureusement, ce mercredi soir, il choisit la seconde. Assis devant un micro, muni de sa seule guitare en bois et dépourvu de toute pédale d’effet ou autre apport, il enchaîna ballades acoustiques d’une voix égale, presqu’atone, sans imagination, ni variété. Si le terme d’ « escroquerie » entendu dans le public put paraître un peu fort, on n’en était quand même pas loin, quelques sifflets se faisant même entendre dans l’assistance.

Cette large déception passée, nous n’étions pas forcément dans les meilleures dispositions pour apprécier nlf3, formation vue il y a près d’une dizaine d’années et dont nous ne gardions pas un souvenir impérissable. Tandis que Ludovic Morillon était installé à l’arrière, posté derrière sa batterie, les frères Laureau se tenaient de part et d’autre de l’avant-scène : Fabrice à la basse et Nicolas à la guitare. Pour confectionner leur musique pas si éloignée d’un certain math-rock, le premier alterna jeu enlevé et hammering pendant que le second grattait son instrument et s’essayait à quelques onomatopées saccadant encore davantage le propos. Au regard des deux prestations précédentes, on tint assurément là le meilleur set de la soirée.

François Bousquet
le 03/02/2011

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