Les Marquises

Lost Lost Lost

(Lost Recordings / Differ-ant)

 date de sortie

02/11/2010

 genre

Rock

 style

Expérimental / Indie / Post-Rock

 appréciation

 tags

Expérimental / Immune / Indie / Les Marquises / Lost Recordings / Post-Rock

 liens

Immune
Lost Recordings
Les Marquises

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Les Marquises est une nouvelle formation menée par Jean-Sébastien Nouveau, un musicien qui multiplie les projets et que l’on a notamment croisé au sein du quatuor lyonnais Immune. Les marquises est un trio tourné cette fois vers l’Amérique puisqu’aux côtés de Jean-Sébastien et du batteur Jonathan Grandcollot on trouve la voix habitée de Jordan Geiger, chanteur de Minus Story (Jagjaguwar).

Avant de mettre le disque sur la platine on essayera de faire fi d’une sortie savamment orchestrée (un nouveau clip disponible sur les 6 semaines qui précédaient la sortie), de comparaisons qui ratissent au plus large (Autechre et Godspeed You ! Black Emperor) et dont vous n’entendrez pas parler ici, et enfin de références à Jacques Brel pour le nom du groupe et Henry Darger pour l’inspiration, un artiste inconnu qui devient l’idole de toute une scène pop-rock depuis quelques années (Vivian Girls, Surfjan Stevens, etc...). Lourd bagage donc, mais le rouleau compresseur médiatique passé, on abordera ce disque à peu près vierge.

Lost Lost Lost est un album court (6 titres, 33mn) qui alterne avec une régularité parfaite chansons post-rock enlevées et ballades désenchantées. Une rythmique qui se déroule toute seule, des orgues rétros, quelques bruitages expérimentaux et la superbe voix de Jordan Geiger, une ambiance de road movie sur ce Only Ghosts qui trouve finalement sa grâce dans des cuivres à la fois free et soyeux. Quelques amis sont venus prêter main forte, parmi lesquels on citera Alexandre Solon (trompette) et Clément Vercelletto (clarinette) sans qui l’album n’aurait pas tout à fait la même saveur. Ces cuivres forment en effet un parfait complément aux orgues grésillants de l’instrumental Comme Nous Brulons, et se révèlent tout autant habités que le chant de l’Américain sur Sound And Fury.
Au registre des ballades, on notera une certaine épure et un paysage qui défile au ralenti, au gré de quelques scintillements électroniques (La Terra Trema), guitare acoustique bien en avant avec field recordings de bord de mer (This Carnival Of Lights), pour conclure sur la mélodie minimaliste d’un orgue grésillant et une voix androgyne sur Terrible Horses qui à l’image de l’album est empreint d’une certaine gravité.

Une douceur attachante, des orgues accrocheurs, des rythmiques entraînantes, une voix émouvante, tous les ingrédients sont là pour faire un très bel album.

En complément, le clip de Sound And Fury :

Fabrice ALLARD
le 06/02/2011

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