Inch-Time

The Floating World

(Mystery Plays Records / Import)

 date de sortie

15/11/2010

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 écouter

10 morceaux complets (via SoundCloud)

 tags

Electronica / Inch-Time / Mystery Plays Records

 liens

Inch-Time
Mystery Plays Records

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Depuis son album paru il y a quatre ans et demi sur Static Caravan, Inch-Time n’était pas resté inactif, proposant EP et participations à des compilations. Mais, côté long-format, ce n’est donc que fin 2010, et sur son propre label (qui connaît ici sa première référence), que Stefan Panczak livre un nouvel effort. Du musicien australien, on avait le souvenir d’une electronica soignée qui gagnait à glaner son inspiration auprès d’autres styles ou en incorporant des instruments réels.

Impression confirmée avec The Floating World qui, d’emblée, nous semble faire preuve de plus de coffre que ses sorties passées, comme si Inch-Time avait un peu « musclé son jeu », gagné en assurance et pris du corps. Musicalement, cela se traduit par un caractère plus affirmé des sonorités, une atmosphère d’ensemble plus riche et une ambiance moins doucereuse. Peut-être convient-il de voir là une conséquence de deux autres sorties 2010 d’Inch-Time : une cassette et un 12", tous les deux parus sur Static Caravan. Sur la première, il se voyait remixé notamment par AM/PM, Lawrence English ou Pimmon, et sur le second, il intégrait quelques inflexions dub. Réminiscences de ces incursions, la rythmique typique d’Of Times Past, la pulsation métronomique d’Electric Blue ou la consonance de la ligne mélodique de The Big Sleep attestent, entre autres, de cette acculturation réussie.

Malheureusement, et comme sur As The Moon Draws Water, Panczak se laisse parfois aller à quelques instrumentations émollientes (la mélodie lounge d’Of Times Past, le vibraphone digitalisé d’Ukiyo voire l’égrené de Late Spring). Ainsi partagé entre désir d’affermissement du propos et tentation décorative, Inch-Time avance sur un chemin extrêmement étroit, en perpétuel équilibre précaire. À ce titre, le morceau de clôture (Still Running) apparaît comme une excellente synthèse avec ce mélange d’éléments complexes et d’une mélodie un peu trop ornementale. Ce positionnement on ne peut plus risqué ne lui permet probablement pas d’être complètement convaincant, mais il témoigne assurément d’une certaine prise de risque.

François Bousquet
le 24/02/2011

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