Sloum

Sloum

(Drift Theory / Internet)

 date de sortie

02/09/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Field Recordings

 appréciation

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Ecoute intégrale (Bandcamp)

 tags

Ambient / Drift Theory / Drone / Field Recordings / Sloum

 liens

Sloum
Drift Theory

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Sloum est le projet du californien Brian Michael Evans, déjà actif en tant que co-dirigeant de The Gaia Project, un label très orienté post-rock / ambient / shoegaze. Il est d’ailleurs membre de Glider, un quatuor qui s’apprête à sortir un nouvel album sur ce label. Mais depuis peu, l’artiste a ressenti le besoin de produire quelque chose de plus personnel. C’est dans ce cadre qu’il se lance dans le projet Sloum, avec en parallèle la structure Drift Theory qui sortira ses productions ainsi que celles de quelques amis.

Un environnement intime donc, décliné en 7 pistes d’une ambient fantomatique, en grande partie composée à partir d’instruments acoustiques. La musique de Sloum s’appuie généralement sur des drones de guitare, parcourus de field recordings afin d’apporter une certaine richesse, de documenter, d’évoquer, de donner une impression de vie à ses paysages désolés. On est plutôt conquis par le ton grave des drones de A Box In The Middle Of A Meadow auxquels répondent le souffle du vent et quelques piaillements d’oiseaux. Brian Evans se situe plutôt dans une veine post-rock/shoegaze et le drone n’est pas chez lui une fin en soi. Il n’hésite pas à le faire vivre, évoluer, le rendre mélodique, ou l’enrichir de nappes électroniques perçante sur Locked Tides.

D’ailleurs il arrive que les instruments acoustiques reprennent leurs droits. Un piano se faufile entre les nappes et souffles de Tenebrous Beats The Hunters Heart, les grincements d’un violon donnent l’impression de piailler sur Nowhere Is A Cloud In The Distance et Sloum flirte avec un style néoclassique sur Tin, On The Savannah, diluant piano et guitare sur des field recordings lointains. C’est une constante chez le californien, un univers sonore en perpétuelle décomposition, sur le point de s’effacer, de disparaître.
La fin de l’album est un peu plus classiquement ambient, optant d’abord pour un son très limpide, très électronique avec une superposition de nappes ondulantes sur Curved Like An Egg, et un final plus feutré, une nuit pluvieuse avec Night Time In The Owsla avec force souffles et chuintements.

Pour une première production solo, c’est plutôt une réussite. Certes l’univers de Sloum n’est pas tout rose, mais on prend un grand plaisir à s’y laisser porter.

Fabrice ALLARD
le 14/02/2011