Rainier Lericolais

 date

du 24/10/2010 au 27/02/2011

 salle

Domaine départemental de Chamarande,
Chamarande

 appréciation
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Domaine départemental de Chamarande / Rainier Lericolais

 liens

Domaine départemental de Chamarande

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Pour sa traditionnelle monographie d’automne-hiver dévolue à un créateur français, le Domaine départemental de Chamarande a convié Rainier Lericolais. Habitué de ces pages pour ses travaux musicaux, l’artiste avait également été cité pour ses propositions plastiques à bases de traînées de colle dont on retrouve ici un nouvel exemple.

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Dépeintures
(courtesy Domaine départemental de Chamarande)

Dans les salles du rez-de-chaussée, le Parisien, comme à chaque exposition à Chamarande, prend possession des lieux et instaure un dialogue avec le château. Ainsi les Suspensions du premier salon renvoient-elles aux lustres qui ornent la plupart des pièces tandis que les Dépeintures (photos de magazine retravaillées au trichloréthylène) sont accrochées dans l’escalier d’honneur à la manière de ces tableaux d’ancêtres qui ornent les vieilles bâtisses et que Les Châtelaines, réalisées au pistolet à colle, hantent de façon vaporeuse une galerie. Lericolais parvient même à utiliser intelligemment le petit salon avec vitrines pour y exposer les différents disques qu’il a pu sortir (en solo ou avec Minizza) ou qui l’ont influencé (de Simon Fisher Turner à Beethoven). Même hommage dans cette peinture de Johnny Cash, exécutée à l’encre et eau avec un effet dilué.

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Tentative de moulage d’eau
(courtesy galerie franck elbaz)

Le trait que cette technique confère à ses œuvres manifeste la volonté du Français de travailler sur les traces et empreintes. Impressions numériques de partitions, tentatives de moulage d’explosion en porcelaine ou d’une flaque d’eau, photographies d’un écran de télévision qui s’éteint, collage d’empreintes de disques, présence de nombreux disques et autres supports d’enregistrements marquent ainsi cet attachement à la rémanence.

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Forma
(courtesy Domaine départemental de Chamarande)

Au-delà de cette inclination, Rainier Lericolais présente un vif intérêt pour le support musical physique et tout autre moyen de production de la musique. Plusieurs disques sont donc exposés, à titre de témoignage de ses autres activités, mais ils peuvent également servir de base à une sculpture comme ce Six vinyles et un CD. De même, un couvercle de piano, avec toute sa charge métonymique, prend des allures de sculpture minimale quand il est présenté debout, juste adossé à des tréteaux (Forma).

- Le Confort moderne de Poitiers accueille également une exposition personnelle de Rainier Lericolais, du 4 février au 26 mars 2011.

François Bousquet
le 23/02/2011

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