Philip Jeck

An Ark for the Listener

(Touch / La Baleine)

 date de sortie

06/09/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental

 appréciation

 écouter

All That’s Allowed (remix)

 tags

Ambient / Expérimental / Philip Jeck / Touch

 liens

Philip Jeck
Touch

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Philip Jeck est un artiste reconnu, mais discret, que l’on aura tendance à situer un peu en marge de la scène électronique dont nous parlons en général ici. Il trouve pourtant naturellement sa place sur ces pages où il a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs chroniques de concerts, mais c’est la première fois que l’on aborde la production discographique de l’Anglais, fidèle au non moins reconnu label Touch.

En fait on se dira assez rapidement que l’on devrait écouter plus souvent les disques de cet artiste. Restant sur le souvenir de lointains concerts, on avait quelque peu oublié la richesse de la musique de Philip Jeck. Cette chronique terminée on ressortira d’ailleurs très certainement Stoke ou Soaked, une collaboration avec Jacob Kirkegaard publiée en 2002.
On est tout de suite captivé par l’efficacité de l’intro de Pilot/Dark Blue Night, composée d’une sorte de nappe/drone mélodique complètement noyés dans une texture grésillante, une formule assez habituelle de l’artiste qui a toujours su garder une dimension mélodique dans sa musique. Cette intro (qui correspond en réalité à Pilot) sert de fil rouge à l’ensemble de l’album. Un thème récurrent qui, dès la première écoute, a des airs de déjà entendu et qui s’invite à la manière d’un interlude sur Thirtieth/Pilot Reprise, ou en version complète sur The Pilot (Among Our Shoals), ponctué d’étonnantes percussions, une ambiance de fête foraine qui est en faite créée par la manipulation de vieux vinyles.

Si l’on s’attendait à cette ambient feutrée et granuleuse qui parsème l’album (Pilot/Dark Blue Night, Twentyninth ou le délicieux The All Of Water), on est plutôt surpris par l’incursion de ces éléments percussifs, tout comme les tintements abstraits d’une boite à musique qui composent Ark ou les rémanences 70s suggérées par ce qui ressemble aux tourbillons de vieux synthés analogiques sur Dark Rehearsal.
Ces sept premiers titres sont nouveaux, construits à partir d’enregistrements lives piochés sur l’année qui précéda la sortie de l’album. Les deux derniers morceaux sont quant à eux des remixes d’extraits de Suite : Live In Liverpool, un vinyle publié en 2008 en partenariat entre Touch et Autofact Records. L’occasion de (re)découvrir le sublime et envoûtant All That’s Allowed ou le scintillant Chime, Chime.

Une ambient crépitante et vivante. Un disque de toute beauté.

Fabrice ALLARD
le 16/02/2011

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