Craig Vear

Summerhouses

(Cluster / La Baleine)

 date de sortie

02/09/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Minimal / Field Recordings

 appréciation

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6 extraits (Flash)

 tags

Ambient / Cluster / Craig Vear / Field Recordings / Minimal

 liens

Cluster
Craig Vear

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Craig Vear est un artiste anglais que l’on découvre avec cet album. Il est actif depuis une petite vingtaine d’année dans des registres variés et peu abordés sur ces pages. Depuis 1992 il mène le projet ev2, un duo d’improvisation free jazz, tandis qu’il forme Cousteau en 1997, groupe de pop avec lequel il connaitra ses plus gros succès.
Mais ce sont plutôt ses travaux solo qui nous intéressent ici. Très actif dans le théâtre, Craig Vear produit une musique qui s’appuie principalement sur des field recordings. Sollicité et reconnu par le Arts Council England, la British Antarctic Survey, ou encore le National Maritime Museum Cornwall, il a été amené à approcher les contrées arctiques d’où sont issus les sonorités de Summerhouses.

L’album se situe dans une droite ligne ambient minimale, avec pour matière première des field recordings captés lors d’expéditions arctiques. Craig Vear a ensuite largement traité ces enregistrements sur ordinateur afin d’en extraire tout le potentiel musical, à commencer par les nappes fantomatiques de Cravasse Blue, ponctuées de craquements et frétillements rythmiques. Le procédé apparaît plus clairement sur Jolene (After D. P.), avec ces vagues de craquements frétillants qui montent et disparaissent dans une nappe ambient. Les éléments s’enchaînent, se superposent, s’enrichissent, et les différentes tonalités qui en découlent dessinent ici des mélodies un peu graves et de toute beauté.

Le procédé est déjà éprouvé et on pensera du coup à divers artistes explorant ce type d’univers. Naturellement les craquements de glace nous feront penser au Vatnajökull de Chris Watson, puis ce sont tour à tour des noms tels que BJ Nilsen, Jana Winderen ou encore Biosphere qui nous viennent à l’esprit, que ce soit pour cette manière d’imbriquer field recordings et tonalités musicales, pour l’utilisation de bruitages subaquatiques sur Intertidal Pool, ou plus globalement pour les atmosphères polaires que dégage cet album.
La dernière piste se démarque très nettement puisque After The Sinking est le seul morceau pour lequel Craig Vear a fait appel à des sonorités électroniques. Il s’agit là d’une ambient minimale, simple enchainement et superposition de nappes et drones, une dérive de plus de 10mn dans laquelle l’auditeur finira par se perdre.

On ne connaissait pas Craig Vear et le label Cluster était un peu trop récent pour deviner à l’avance ce que l’on trouverait sur ce disque. Il s’avère que cet album est une excellente surprise, une ambient plutôt expérimentale mais qui, par endroit, sait capter l’attention.

Extrait de After The Sinking :

Fabrice ALLARD
le 27/02/2011

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