Yellow6 / Aucan

 date du concert

28/02/2011

 salle

Zone,
Liège

 tags

Aucan / Rhâââ Lovely / Yellow6 / Zone

 liens

Yellow6
Zone
Aucan
Rhâââ Lovely

 dans la même rubrique
29/11/2016
Moskus
(Maison de Norvège)
07/11/2016
Melmac
(Pop In)

En ce dernier jour de février, l’association Rhâââ Lovely nous conviait à la Zone, cave musicale autrefois enfumée des bords de Meuse, avec un joli programme. Yellow6 tout d’abord, pour lequel nous avions essentiellement fait le (très court) déplacement, habitué de ces pages. On connaît la propension de l’Anglais à la pléthore discographique - 2 ou 3 albums chaque année, en CD ou CDR, dont une sélection était disponible ce soir - et on se préparait à une plongée apaisante et un brin nostalgique dans un univers ambient shoegazing cotonneux et revigorant. C’est bien de cela qu’il fut question au fil d’un set d’une petite heure, découpé en quelques longues pièces calmes et puissantes, où le guitariste mariera efficacement ses arpèges délicats et profonds à des effets soignés, au sein desquels les boucles réverbérées prennent le dessus. Très agréable à l’oreille, l’univers du sympathique Jon Attwood - qui évoque bien entendu de vénérables présences tutélaires, à commencer par Seefeel et Slowdive - acquiert encore davantage de saveur sur disque, au gré d’une écoute domestique qui permet plus de concentration et d’introspection ; on conseillera par exemple les récents doubles albums When The Leaves Fall Like Snow et Un/Cut, ainsi que la série annuelle Merry6mas.

Vient ensuite, après une attente un peu trop longue, le trio italien Aucan. Auteur de deux albums, dont le tout récent Black Rainbow, il propose une musique difficilement catégorisable, au point que de nombreux qualificatifs circulent pour la définir : post rock, math rock, dubstep, electronica/IDM... On a en réalité affaire à un trio complice batterie-guitares-claviers délivrant, sur un soubassement post rock (math rock ?) nerveux et enjoué, diverses excursions conduisant à un croisement de genres, avec d’intéressants gimmicks bricolo aux claviers. Les morceaux, relativement courts, s’avèrent enlevés et plaisants, quoiqu’inégaux, la voix en particulier - somme toute peu présente - passant relativement mal. Tantôt un peu approximative, tantôt présentant une réelle osmose entre trois comparses enthousiastes, la musique des transalpins - qui aurait certainement toute sa place sur une structure telle Thrill Jockey - emprunte à de nombreuses chapelles et picore dans diverses auges, pour un résultat probant mais pas inoubliable.

Gilles Genicot
le 03/03/2011

À lire également

Yellow6
Melt Inside
(Make Mine Music)
Avrocar/Yellow6
Live @ Ochre 7
(Ochre)
28/02/2010
Festival Millefeuille :
(Les Disquaires)
Yellow6 / Boréal
Vert : Résultat
(chat blanc records)