Julianna Barwick

 date du concert

07/03/2011

 salle

Crypte Notre Dame de la Croix,
Paris

 tags

Crypte Notre Dame de la Croix / Julianna Barwick

 liens

Julianna Barwick

 dans la même rubrique
29/11/2016
Moskus
(Maison de Norvège)
07/11/2016
Melmac
(Pop In)

C’est en mai dernier que l’on découvrait Julianna Barwick, un peu par hasard, lors de vacances à New-York. On avait prévu d’aller au Poisson Rouge, une salle importante pour qui apprécie les musiques dont nous parlons ici, pour un concert d’Eluvium dont la new-yorkaise assurait la première partie. Actuellement en tournée en Europe, Julianna Barwick devait se produire au Pop In le 8 mars. C’est un peu à la dernière minute qu’une nouvelle date a été calée la veille, dans la crypte de l’église Notre Dame de la Croix, un lieu qui se prêtait bien mieux à la musique de cette artiste.

L’installation de l’artiste est minimaliste. Bien sûr, peu de changement par rapport à ce que l’on a vu à New-York. Un pupitre, sur lequel se trouve une machine lui permettant de créer ses boucle, un petit générateur de sons, une table de mixage, et surtout un micro puisque le principal instrument de Julianna Barwick reste sa voix. Cette fois pas de projections, et pas de guitare non plus, celle-ci était de toute façon anecdotique et dénotait au milieu du concert.
Il est pas loin de 21h quand l’artiste prend place. On sera content de voir que la crypte est bien remplie pour un concert organisé à la dernière minute. Sans surprise donc, Julianna débute ses vocalises, les met en boucle, superpose les strates tel un millefeuille que l’on trouvera dans un premier temps trop classique, trop mystique et donc trop en place dans cette crypte, trop propre, trop joli avec le risque d’être rapidement ennuyeux, en particulier avec des pièces de 7-8 minutes. Heureusement, on se fait surprendre par le deuxième titre qui s’appuyait sur une boucle de basses minimales, entêtantes, créant un joli contraste avec le chant haut perché et tout en longueur de la new-yorkaise.
Elle alternera globalement entre les deux formules. Si le style reste toujours très proche d’une ambient éthérée, on aura tendance à préférer les morceaux les plus contrastées. Cela peut être du à une voix qui monte parfois très haut, un chant un peu plus atypique que d’accoutumé, ou encore des boucles de piano en guise d’accompagnement. Au bout de 6 morceaux, c’est déjà la fin d’un concert que l’on n’aura pas vu passer, porté que l’on devait être vers un ailleurs. C’est donc l’heure des remerciements et d’un dernier petit morceau en guise de conclusion.

Quant à nous, on quittera la crypte en achetant The Magic Place, son nouvel album qui vient de sortir chez Asthmatic Kitty Records, et en se demandant si on ira pas en plus au Pop In le lendemain...

Fabrice ALLARD
le 09/03/2011

À lire également

19/05/2010
Eluvium / Julianna (...)
(Le Poisson Rouge)