Cepia

s/t

(Cepia Music / Import)

 date de sortie

07/12/2010

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Cepia / Cepia Music / Electronica

 liens

Cepia

 autres disques récents
Automatisme
Momentform Accumulations
(Constellation)
Gratuit

(Ego Twister)
Resina
s/t
(130701)
Altars Altars
Small Hours
(Home Normal)

Après un rythme de production soutenu entre 2004 et 2007 (trois EP et deux albums), Cepia s’était fait plus discret ; probablement, quitte à convoquer un éternel cliché, pour mieux revenir en cette fin 2010 avec un nouveau long-format. Parti de Ghostly International pour son propre label (Cepia Music), le musicien reste fidèle à l’agencement qu’il utilisait déjà sur Natura Morta (onze morceaux pour trente-trois minutes il y a trois ans, dix titres pour trente-et-une minutes cette fois-ci), l’États-unien ne dépayse pas l’auditeur. Plus encore : après avoir terminé son disque précédent par un morceau intitulé Untitled II, celui-ci débute par Untitled III.

Et c’est peu dire que ce titre est une réussite ! Mélodie colorée, rythmique légère et sourde à la fois et fourmillements de petits éléments plus granuleux en arrière-plan : la panoplie de l’electronica telle qu’on l’apprécie est réunie, d’autant plus que le deuxième morceau de l’album (Ithaca) opère un léger virage vers des sonorités plus franches et appuyées, habiles contrepoints à la délicatesse du premier. Fort de cette double entrée en matière, Huntley Miller déroule le reste du disque entre moments plus primesautiers (Hype Man, voire Me And My Gin) et fines incursions dubs (Hootenanny).

Côté sonorités utilisées, on assiste à un retour des consonances métalliques digitalisées que Cepia convoquait sur ses EP mais avait délaissé sur Natura Morta. Ainsi, Year To Year peut cumuler plusieurs strates de ces ingrédients tandis que, tout aussi riche mais de composantes autres, You Don’t Know What It Means To Win emballe tout autant. Enfin, ouvrant peut-être la voie vers un avenir plus torturé, Cord clôt le disque dans une ambient plus sombre et arythmique.

François Bousquet
le 22/03/2011

À lire également

Cepia
Pearl (EP)
(Ghostly International)
Cepia
Atlantic Blood
(Sublight Records)
Cepia
Natura Morta
(Ghostly International)