Frank Bretschneider

Komet

(Shitkatapult / La Baleine)

 date de sortie

04/02/2011

 genre

Electronique

 style

Dub / IDM

 appréciation

 écouter

7 MP3 (extraits)

 tags

Dub / Frank Bretschneider / IDM / Komet / Shitkatapult

 liens

Frank Bretschneider
Shitkatapult

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Quand nous avions vu Frank Bretschneider à Mains d’Œuvres en octobre dernier, nous avions pu relever que le dernier tiers de son concert s’était paré de quelques inflexions dub. Réminiscences de ses travaux sous le nom de Komet, ces atours voient à présent venir leur traduction discographique. En effet, alors que son alias Komet était justement en sommeil depuis 2004, l’Allemand ne fait pas le choix de le réactiver directement (même si un EP mp3 avait paru à l’automne dernier sous ce pseudonyme) mais plutôt de livrer un album qui porte précisément ce titre de Komet.

Pour ce faire, et afin de marquer un peu plus la différence avec ses productions strictement minimalistes, ce n’est pas sur Raster Noton que le disque sort, mais sur Shitkatapult, label probablement plus à même d’accueillir un projet dont on nous annonce qu’il sera centré sur le « flow ». De fait, les sept morceaux du disque font montre d’une capacité à se dérouler sans peine, à intégrer de petits éléments relançant sans cesse leur progressivité et à constituer un tout de par leur enchaînement sans coupure. Tout juste remarque-t-on, d’un titre à l’autre, une sorte d’inversion des accents rythmiques, l’impact passant du temps fort au temps faible, créant un décalage ni tout à fait bancal, ni complètement carré. Assez peu marquées, les rythmiques de Bretschneider peuvent toutefois se faire plus percussives et se parer aussi d’une légère réverbération tout à fait typique de cette electronica-dub (Echotron, Twisted In The Wind).

Mais l’Allemand ne se limite pas à cette tonalité puisqu’il sait également développer des titres particulièrement riches, empreints d’une polyrythmie séduisante, de petits grésillements et de mini-bleeps rafraîchissants (Urania). S’il tend alors vers l’IDM et donc quelque chose de plus dansant, les moyens utilisés manifestent nettement de sa volonté d’aller bien au-delà de cet aspect festif et divertissant pour nous entraîner dans quelque chose de plus vertigineux (Flutter Flitter) et composer ainsi un album vraiment convaincant.

François Bousquet
le 13/04/2011

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