Après avoir manqué le troisième volet des soirées Quad, nous ne pouvions laisser passer le dernier rendez-vous fixé par le label Raster-Noton au Rex. Le programme de ce quatrième épisode était centré autour de la figure de Carsten Nicolai, co-fondateur du label et très présent en cette fin mars dans les salles parisiennes puisqu’on le retrouvera une semaine plus tard avec Blixa Bargeld pour leur projet ANBB.

C’est devant un public assez nombreux (peut-être l’audience la plus fournie des trois soirées Quad auxquelles nous avons assisté) et autour d’une heure du matin qu’Alva Noto débuta son set. Posté devant deux grands écrans reproduisant les mêmes images, l’Allemand nous livra tout d’abord son habituelle partition faite de claquements semblables à des coups de fouet et de combinaison de multiples glitchs. Côté visuels, on avait le droit à ses traditionnelles lignes horizontales blanches évoluant au rythme de la musique jusqu’à ce que celles-ci se teintèrent de couleurs plus vives tandis que les morceaux incorporaient des infra-basses bien sourdes et puissantes puis, vers la fin du concert, la voix d’Anne-James Chaton égrenant une suite de nombres. Bref, même si rien n’avait été spécifié sur le programme, Carsten Nicolai nous délivrait là une nouvelle représentation d’Unit XT, déjà relatée à deux reprises dans ces pages. Pas grand-chose à ajouter par rapport à ces deux recensions, donc, si ce n’est pour souligner que cette pièce était probablement la plus « calibrée » pour le Rex : à même de faire danser ceux qui le voulaient, d’entraîner hochements de tête et petits déhanchements pour d’autres ou d’être simplement écoutée pour les derniers.

En seconde partie, Carsten Nicolai était toujours à l’œuvre derrière ses machines mais avait été rejoint par Olaf Bender (autre co-fondateur du label et connu sous le nom de Byetone) pour un duo qui semblait connaître là sa première expression scénique. Musicalement, Beta Alva livra rythmiques plus appuyées, phrase en anglais répétée en boucle et pulsation plus basique. Là encore, rien à redire sur l’adéquation entre lieu du concert, heure de la prestation et musique proposée : l’heure avancée vit le départ de plusieurs personnes, laissant davantage de place aux danseurs qui purent pleinement profiter de cet ensemble très efficace.

François Bousquet
le 25/03/2011

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