Tim Hecker

Ravedeath, 1972

(Kranky / Differ-ant)

 date de sortie

14/02/2011

 genre

Rock

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Kranky / Tim Hecker

 liens

Tim Hecker
Kranky

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Deux ans après l’excellent An Imaginary Country, c’est plus que confiant qu’on débute l’écoute de Ravedeath, 1972, nouvel album de Tim Hecker, toujours sur Kranky. Assez rapidement, on se rend alors compte que le Canadien s’extrait de l’ambient cotonneuse de ses sorties précédentes pour se diriger vers quelque chose dans lequel chaque instrument est nettement plus distinguable. Au premier rang de ceux-ci, on identifie aisément un orgue d’église, fil rouge d’un album précisément enregistré dans une église à Reykjavik. Les possibilités offertes par cet instrument sont ainsi pleinement utilisées par Tim Hecker qui peut, par exemple, jouer de l’effet d’oscillation résultant de la conjonction de clusters et de notes alternées (In The Fog).

Quand il laisse de côté cet orgue, pour se concentrer sur des nappes plus homogènes, l’ensemble paraît, par contraste, moins fourni et plus évanescent (No Drums). De même, on appréciera l’inclusion d’éléments plus purement électroniques comme les petites granulations de Hatred Of Music, la convocation d’une guitare (Analog Paralysis, 1978) ou du piano de Ben Frost (In The Air). En fait, plus l’album se déroule, nous nous rendons compte que les morceaux dans lesquels l’orgue est absent (ou, a minima, moins présent) ont davantage nos faveurs

Sans aller jusqu’à avancer que cela sonne comme un échec de l’entreprise initialement imaginée, il faut bien reconnaître que lorsque cet instrument est au cœur des compositions, il a tendance à phagocyter l’ensemble et à rogner les spécificités des autres intervenants. À l’inverse, quand piano, guitare et traitements synthétiques cohabitent (In The Air), on tient quelque chose de plus complexe et plus pertinent, probablement moins homogène mais non moins captivant.

François Bousquet
le 21/04/2011

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