Philippe Decrauzat : Anisotropy

 date

du 17/03/2011 au 15/05/2011

 salle

Le Plateau / FRAC Île-de-France,
Paris

 appréciation
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Le Plateau / FRAC Île-de-France / Philippe Decrauzat

 liens

Le Plateau / FRAC Île-de-France

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Lorsque nous nous étions rendus au Centre d’art contemporain de Genève en décembre 2006, nous avions vu, outre l’exposition de George Shaw dont il a été question dans ces pages, une monographie de Philippe Decrauzat. Nous ne l’avions alors pas relatée ici, faute de savoir trouver des termes exacts pour évoquer cet op art qui, s’il peut intéresser par sa dimension hypnotique, nous parut manquer de profondeur. La première exposition parisienne du créateur helvète pourrait constituer une occasion d’infirmer ce jugement, d’autant plus qu’on reste sur une dernière impression positive avec le wall-painting de Decrauzat vu début 2011 à la Cité internationale des arts.

Las ! Le Suisse y trace une nouvelle fois le même sillon, au risque de verser dans une répétition dont on aimerait le voir sortir : répétition des teintes (noir et blanc de toutes ses peintures, à l’exception notable du « W » qui ouvre l’exposition), répétition des formes (lignes droites et franches, ondulations et déformations), répétitions des objectifs (jouer sur les phénomènes optiques et cinétiques, habiter l’espace jusqu’à le saturer en recouvrant les murs, s’inscrire dans une tradition minimaliste). Évidemment, on ne peut que saluer le travail quasi-scientifique opéré pour mettre au point ces ondes visuelles vibratoires et duper ainsi le regard du spectateur, mais, une nouvelle fois, ce propos nous sembla furieusement daté.

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Anisotropy
(courtesy de l’artiste)

Deux films viennent apporter une touche de couleur aux créations de Decrauzat : le premier part du Fahrenheit 451 de Truffaut et le second du Dreams That Money Can’t Buy d’Hans Richter. Brèves et saccadées, ces vidéos peinent cependant à convaincre par leur projection heurtée et leurs effets de zoom à déconseiller aux épileptiques. Par conséquent, quand arrive une œuvre qui échappe à la 2D des wall-paintings, peintures et films, on l’apprécie d’autant plus. Précisément, c’est le cas d’Anisotropy, suite de petits dominos d’aluminium, à la disposition entre cercles concentriques et zootrope ou kinesticope, posée sur le bord d’un plan horizontal qui vient lui-même s’imbriquer dans l’une des colonnes du lieu d’exposition. Voici une articulation pertinente entre travail sur l’optique, prise en compte de l’espace et jeu sur les volumes.

François Bousquet
le 04/05/2011

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