Festival Nemo 2011 : Frank Bretschneider / Kangding Ray

 date du concert

06/04/2011

 salle

Fonderie de l’Image,
Bagnolet

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Festival Némo 2011 / Fonderie de l’Image / Frank Bretschneider / Kangding Ray / Komet / Raster-Noton

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Frank Bretschneider
Kangding Ray
Raster-Noton
Festival Némo 2011
Fonderie de l’Image

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Pour cette deuxième soirée musicale, Nemo mettait à nouveau l’accent sur Raster-Noton, label idoine pour une structure attachée à la musique, aux arts numériques et aux visuels. Au programme, deux artistes que nous avions déjà vu en concert ces six derniers mois ; aussi, cette chronique, pour ne pas trop verser dans la répétition, sera nécessairement assez brève.

Peu après 21h, alors qu’un public plutôt nombreux s’était assis dans le bel espace de la Fonderie de l’Image, Frank Bretschneider prit place sur scène pour une nouvelle traduction live d’Exp, avant-dernier album en date de l’Allemand. Au programme, comme sur ce disque et comme en octobre, donc, des rythmiques très percussives et un jeu sur les signaux électriques pour une suite de morceaux assez brefs donnant, plus encore que la fois précédente, la sensation, pas forcément agréable, d’écouter un sampler mixé d’album avec échantillons de chaque titre. Sur l’écran, cercles concentriques, séquences hélicoïdales façon molécule ADN, spirales tournoyantes, nuages de points et ondes vibratoires évoluaient en accord avec la musique. En seconde moitié de ce set d’une demi-heure, les morceaux se firent plus longs à mesure que les pulsations s’assourdissaient et que des inflexions dub apparaissaient.

Alors que son 12" paru à l’automne nous avait un peu déçus et que son concert au Rex Club, dans la foulée, nous avait permis de le découvrir sur scène, nous étions assez intéressés par une nouvelle prestation de Kangding Ray. Posté devant l’écran qui diffusa pendant tout son set un cube pivotant sur lui-même et voyant ses arêtes bouger plus ou moins au rythme de ses compositions, David Letellier s’inscrit dans une veine plus club que son prédécesseur et développa un propos plus homogène et plus compact. À force, on était même à la limite d’une tonalité monocorde, ce qui expliqua probablement le départ d’une partie du public, jusqu’aux dix dernières minutes nettement plus convaincantes, dans lesquelles le Français s’empara d’une guitare pour plaquer quelques accords sur des basses synthétiques plus appuyées.

François Bousquet
le 13/04/2011

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