Alterminimalismes #2 : Oren Ambarchi / Quentin Sirjacq

 date du concert

12/04/2011

 salle

Collège des Bernardins,
Paris

 tags

Collège des Bernardins / Oren Ambarchi / Quentin Sirjacq

 liens

Oren Ambarchi
Quentin Sirjacq
Collège des Bernardins

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Après une première date en mars avec Philip Jeck et Jay Gottlieb, nous voici de retour au Collège des Bernardins pour la deuxième soirée Alterminimalismes. On retrouvait aujourd’hui le français Quentin Sirjacq que l’on découvrait il y a quelques mois avec l’album La Chambre Claire publié chez Brocoli, et le rock minimaliste d’Oren Ambarchi que l’on n’avait pas vu en concert depuis bien longtemps !

Il est un peu plus de 20h alors que Quentin Sirjacq et Steve Argüelles arrivent sur scène, le premier au piano, le second à l’électronique, soit la même configuration que l’on avait pu voir en décembre dernier aux Instants Chavirés.
On se fera d’abord très agréablement surprendre par le premier morceau. D’abord parce qu’on ne le connaissait pas, et ensuite parce que sa structure nous paru moins figée, plus libre, moins régulière. Il s’agissait d’une longue pièce de près de 10mn, particulièrement calme, oscillant entre silences et rapides tintements des cordes, entre ombre et lumière, ponctuée de quelques artifices électroniques, généralement des samples tronqués et joués à l’envers. L’artiste enchaîna directement avec le titre suivant, et on retrouvera alors l’album, ses mélodies immédiates, ses compositions sous forme de couplets/refrain, sa délicatesse. Les conditions d’écoute étaient excellentes, nous permettant de profiter pleinement de ce premier set et d’en apprécier les subtilités. Un jeu nettement plus fin de Steve Argüelles en comparaison au concert des Instants Chavirés, mais surtout des ellipses, quelques notes qui semblent avoir disparu au sein d’une mélodie, donnant une toute nouvelle lecture à certains morceaux.
Les deux hommes délivrèrent ainsi concert de près de 45mn, d’une seule traite. On passera un agréable moment, mais la formule trouve peut-être ici ses limites : des morceaux aux structures similaires et des mélodies faciles font que l’on commençait à se lasser avant la fin du concert...

On se souvenait d’un concert d’Oren Ambarchi en compagnie de ses amis de The 4 Gentlemen of The Guitar, mais pas de concert solo de l’Australien désormais membre intermittent de Sunn O))).
Vers 21h15 Oren Ambarchi prend place, assis derrière une table recouverte de machines, pédales d’effet, avec une guitare en bandoulière. Il débute par un jeu assez fracturé, partant un peu dans tous les sens, allant du drone bridé aux petits grincements lancinants, et petit à petit chacun des éléments trouve sa place. Au bout d’un petit quart d’heure le musicien parvient à trouver des articulations, et esquisse une superbe mélodie sur fond de drone grave et puissant.
On aurait aimé que cela dure un peu plus longtemps, mais assez rapidement le chaos semble reprendre ses droits. Les guitares finissent par rugir, le volume sonore décuple, et la suite nous apparaîtra plus abstraite, comme un enchainement d’accords jouant avec la saturation des amplis. Au bout d’une petite dizaine de minutes à ce régime, retour au calme avec un jeu plus fin, notes éparses de guitare, coups donnés contre le corps de l’instrument, le tout se retrouvant complètement transformé et prolongé par les machines.
Un set improvisé donc, que l’on fut content de voir, mais qui ne nous marquera surement pas outre mesure.

Fabrice ALLARD
le 16/04/2011

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