17f

Tree of Them

(Autoproduit / Internet)

 date de sortie

18/11/2010

 genre

Rock

 style

Jazz / Krautrock / Pop / Post-Rock

 appréciation

 écouter

Album complet (MP3)

 tags

17f / Autoproduit / Jazz / Krautrock / Pop / Post-Rock

 liens

17f

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17f est le projet d’un seul homme, le suisse Frédéric Merk, qui après des années à jouer dans différentes formations locales (Charlotte Parfois, Hemlock Smith, Girls in the Kitchen), se lance dans un projet plus personnel. Tree of Them est son premier album solo, mais de nombreux amis, issus notamment de ses précédentes formations sont venus lui prêter main forte afin de l’aider à construire son univers.

Le Suisse revendique des influences aussi variées que Pink Floyd, David Bowie, Air, The Cure ou encore Sébastien Tellier. Tout ceci est en fait assez vague, la fusion semble avoir fonctionné, les influences ont été digérées. Après une première écoute il nous reste le souvenir d’une dominante post-rock, un disque doux mais pas joyeux, certes marqué d’influences 70s. C’est particulièrement le cas lorsque le Suisse invite un theremin sur For a while ou des nappes d’orgues plutôt réussies pour une intro très krautrock sur Receipt, avant de bifurquer vers un rock progressif. On pourrait ajouter Le Sexe Faible à la liste, pour sa débauche de flûtes et roulements de percussions qui portent l’ensemble vers des envolées psychédéliques.
Un post-rock également teintée de jazz quand les saxophones de Laurent Estoppey ou Tassilo Jüdt sont de la partie, flottants, en roue libre sur Le Nain, tantôt doux accompagnement, tantôt free jazz sur Aiga.

Une dominante post-rock et instrumentale donc, mais parfois une voix, un chant apparaissent. Franchement pop, inattendu sur For a while, il s’agira plutôt d’un mélange de cris et de samples sur Receipt.
Mais le gros morceau, la pièce centrale de l’album, celle par laquelle tout à commencé, c’est Aiga. Un titre de 17mn au sein duquel on retrouve toutes les composantes de Tree of Them. Des orgues rétros, des nappes de guitare jouées à l’e-bow, des boucles et tournoiements électroniques, des accompagnements et improvisations de cuivres, des envolées de percussions, des piaillements d’oiseaux, mais aussi un chant, emprunt d’une certaine détresse. On sera par contre un peu gêné par les breaks ponctués de spoken words durant lesquels l’auteur nous fait par de ses questionnements, de ses doutes sur la place de l’Homme sur cette Terre, un cauchemar à base d’extra-terrestres, des propos que l’on trouvera basiques et qui viennent un peu gâcher la tenue de l’ensemble.

Mis à part ces quelques égarements, Tree of Them est plutôt un bel album, agréable. Pas vraiment une révolution dans le genre, mais une belle maîtrise d’ensemble et des expérimentations discrètes. À noter que cette autoproduction est disponible en libre téléchargement, mais également en CD digipack via le site de l’artiste.

Fabrice ALLARD
le 26/04/2011