Philippe Petit

scores Henry : The Iron Man

(Aagoo / Import)

 date de sortie

00/12/2010

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Noise

 appréciation

 tags

Aagoo / Ambient / Drone / Fm3 / Noise / Philippe Petit / Strings of Consciousness

 liens

Strings of Consciousness
Philippe Petit
Aagoo

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Et on enchaine avec une nouvelle production Philippe Petit. Pas tout à fait nouvelle en réalité puisque cet album est disponible depuis 2009 au format CD chez Beta Lactam, mais il connait une réédition chez Aagoo (label déjà évoqué à l’occasion de la sortie de A Scent Of Garmambrosia, de Philippe Petit) en vinyle cette fois.

La pochette interpelle forcément, à croire que l’on va écouter la bande son du Eraserhead de David Lynch, revue et corrigée par Philippe Petit. En fait, une nuit, le Français à rêvé que Shinya Tsukamoto (réalisateur de Tetsuo) travaillait sur un remake d’Eraserhead et que c’est lui, Philippe Petit, qui était l’auteur de la bande son. Si tout ceci n’était qu’un rêve, le musicien-DJ-label manager s’est tout de même lancé dans la composition de la bande son de ce film imaginaire.
Le disque est composé de trois titres, dont le premier occupe toute la face A. Les trois compositions sont plutôt uniformes, principalement construites sur une superposition de drones et textures, aussi bien électroniques qu’acoustiques grâce à la participation du fidèle Perceval Bellone, membre de Strings Of Consciousness et régulièrement croisé sur les disques "Philippe Petit & Friends".

On débute donc avec les 20mn de Salaryman’s Dream : un disque qui tourne sur une platine, une multitude de chuintements, bruissements et bruitages que l’on qualifiera d’industriels, petits coups métalliques qui font directement référence à Tetsuo. Ce fourmillement est posé sur un drone issu du saxophone de Perceval Bellone, tandis que Philippe Petit fait de même avec des sonorités électroniques aussi bien des nappes épurées que des textures nasillardes. Pendant 20mn, la tension ne cesse de progresser, les machines finissent par l’emporter sur une rythmique crade et mécanique.
Avec ses 6-7mn, In Tokyo Henry Spencer is Fine fait presque figure d’interlude. Une superbe mélodie, fragile, vraisemblablement créée à partir d’instruments traditionnels chinois (participation ici de fm3), permet de reprendre notre souffle avant que des riffs de guitare électrique ne créent une nouvelle tension. On termine avec Lady In The Radiator Meets the Fetishist qui reprend grosso modo le principe de la face A : une ambient-drone à base d’intenses ronronnements de machines et saxophone, crépitements, boucle de craquements de vinyle, laissant petit à petit apparaître des improvisations de sax au fur et à mesure que l’électronique s’apaise. On notera enfin un génial final, cut up, comme si le disque se coinçait.

Henry : The Iron Man est donc avant tout une grosse masse sonore, un jeu de drones et textures épaisses, entre noise et ambient, une rêverie tendue.

Fabrice ALLARD
le 30/04/2011

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