Anita Molinero : L’irremplaçable expérience de l’explosion de Smoby

 date

du 07/04/2011 au 04/06/2011

 salle

Galerie Édouard Manet,
Gennevilliers

 appréciation
 tags

Anita Molinero / Galerie Édouard Manet

 dans la même rubrique
du 22/09/2016 au 11/12/2016
Mark Geffriaud : Deux Mille Quinze
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
du 06/09/0216 au 29/10/2016
Paris
(Fondation d’entreprise Ricard)
du 02/06/2016 au 09/10/2016
Telling Tales : Excursions In Narrative Form
(Museum of Contemporary Art)
du 23/06/2016 au 11/09/2016
Mika Rottenberg
(Palais de Tokyo)

Bien qu’appréciant régulièrement ses œuvres en galerie et foire, nous n’avions jamais encore eu l’occasion de voir une exposition personnelle d’Anita Molinero dans un lieu non marchand. La Galerie Édouard Manet de Gennevilliers permet donc de combler ce manque avec une courte présentation du travail de la Française, au titre particulièrement explicite : L’irremplaçable expérience de l’explosion de Smoby. Avec un intitulé aussi programmatique, on imagine bien retrouver les habituelles formes plastiques calcinées et déformées qu’affectionne la créatrice et, de fait, on n’est nullement déçu sur ce point.

JPEG - 19.1 ko
Sans Titre
(courtesy Galerie Alain Gutharc)

Nonobstant l’utilisation récurrente de rebuts (pots d’échappement usagés, ferrailles usées), les sept sculptures exposées, par la combinaison de ces éléments au plastique, font montre de quelque chose d’assez coloré et enfantin (rouge et vert vifs, présence de toboggans et maisonnettes échappés de squares de jeux). Cependant, cette technique associative peut également donner corps à une création plus chimérique, lorsque grillage en fer, noir et rose passé sont convoqués (Sans Titre). La volonté de Molinero de croiser ces deux sources renvoie alors à une atmosphère post-industrielle dans laquelle machines et objets se seraient hybridés pour donner naissance à une troisième espèce.

JPEG - 47.3 ko
Ultime Caillou
(courtesy Galerie Alain Gutharc)

Dans le même ordre d’idées, le travail sur la calcination du plastique et sur sa déformation subséquente, proche de l’évolution moléculaire, confère une dimension organique aux pièces ainsi créées. Ultime Caillou, par exemple, avec ses éruptions luisantes en surface, semble ainsi animé d’une vie intérieure qu’on aurait a priori déniée aux matériaux qui ont servi à sa confection.

François Bousquet
le 29/05/2011

À lire également

du 24/09/2009 au 07/11/2009
Raphaël Zarka : Double
(Galerie Édouard Manet)
du 20/11/2014 au 17/01/2015
La référence d’objet (...)
(Galerie Édouard Manet)
du 15/09/2011 au 22/10/2011
Philippe Daney & (...)
(Galerie Édouard Manet)
du 25/11/2010 au 15/01/2011
La Méthode graphique (...)
(Galerie Édouard Manet)