Murcof : Wixarika, 1st. Step

 date du concert

09/06/2011

 salle

Basilique de St Denis,
Saint-Denis

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Basilique de St Denis / Murcof

 liens

Murcof

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Ne quittant plus les scènes franciliennes, c’est dans un contexte un peu particulier qu’on retrouve Murcof deux mois et demi après sa participation à Présences Electronique. En effet, le Festival de Saint-Denis est plutôt tourné vers le classique, voire les « métissages musicaux ». Mais, ce soir, il s’agissait d’une création dédiée, œuvre commune du Mexicain et d’Edgar Amor. Avant de retrouver cette pièce, une première partie nous proposa morceaux de tango d’Astor Piazzola et titre de musique classique d’Osvaldo Golijov, interprétés par un quatuor à cordes accompagné, sur les partitions tango, par un bandonéoniste. Incompétent pour juger une telle musique, on préfère ne rien ajouter à ce stade.

Place ensuite à Wixarika, 1st. Step pour laquelle Murcof avait convié, outre Edgar Amor à la guitare, Erik Truffaz à la trompette et Dominique Mahut aux percussions. Pendant une heure et quart, les quatre hommes, étalés sur la largeur d’une estrade disposée au début de la nef, adossée à l’entrée de la Basilique, alternèrent passages plus ambient et morceaux aux éléments électroniques plus marqués. En vérité, ce fut le jeu de trompette d’Erik Truffaz qui donna le ton de chaque titre, passant d’une approche langoureuse (notes tenues, profondeur et ampleur) à un registre plus enlevé, aidé par une prise de son lui permettant d’utiliser micro sur pied ou petit micro clippé au pavillon de son instrument. De même, l’utilisation d’une sourdine, le changement de trompette ou l’adjonction d’effets (une pédale wah-wah donna, par instants, un son proche de la guitare) élargirent la palette du Français.

En écho à ces variations, Dominique Mahut utilisait congas, grelots, timbales, cymbales et claves suspendues verticalement pour accompagner les interventions saccadées de Truffaz, pendant que Fernando Corona distillait quelques glitches. Pour les moments plus ambient, Mahut caressait un tambourin irlandais, agitait un sistre à manche ou frottait la corde d’une kora pour adjoindre des nappes à celles installées par Murcof. Dans ce contexte, la participation du guitariste nous échappa, comme si sa présence paraissait simplement justifiée par le fait qu’il avait participé à l’écriture de Wixarika. En outre, cette pièce se fit plus faible dans son dernier mouvement, lorsque Corona incorpora un sample de chant huichol (peuple de la Sierra Madre) qui apporta une couleur indigéno-exotisante peu concluante. Néanmoins, on quitta la Basilique sur le souvenir d’une prestation globalement convaincante et qu’Arte nous propose en VOD :

François Bousquet
le 11/06/2011

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