Melmac

Le Désert Avance

(Ronda / Metamkine)

 date de sortie

00/01/2011

 genre

Rock

 style

Drone / Noise / Post-Rock

 appréciation

 écouter

Killer (Flash)

 tags

Drone / Melmac / Noise / Post-Rock / Ronda

 liens

Melmac
Ronda

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Cela fait bien longtemps que nous n’avions pas parlé de Melmac, le groupe des frères Reverter, fondateurs du label Ronda qui nous a valu ces dernières années des albums de Sun Plexus, eRikm, Michel Doneda et Jérôme Noetinger pour n’en citer que quelques uns. Menant donc de front label et projet musical, il aura fallu 5 ans pour obtenir cette nouvelle production qui nous donne l’impression de redécouvrir le duo parisien.

La surprise apparaît dès le premier titre, Trahison, que l’on situera dans l’ère du temps avec ses drones graves, profonds, lourds et inquiétants, bientôt rejoint par ce qui semble être un accompagnement mélodique de violoncelle, puis des croisements de guitares répétitives, lentes et tristounes, habitées. On se dit déjà que Melmac nous revient en grande forme, mais c’est sans compter sur l’étonnant Killer, ses basses crissantes, ses interjections brutales, ses brèves textures bruitistes et ses mélodies mélancoliques au second plan. Superbement sombre.
Passé ces effets de surprise, on situera le reste de l’album dans une suite logique, avec une approche nettement plus expérimentale que ce à quoi le duo nous avait habitué, et un style plus ouvertement rock, plus lourd, renouant avec leurs premières amours autour de Black Sabbath.

Un son brut donc mais sous contrôle. Délicats craquements et ronronnements d’amplis, jeu de textures arides et une sorte de claquement sur des planches (Boom), des drones et sifflements sur Le Désert Avance avec des voix joliment traitées, certainement lancées au porte voix, prémonitoires et rappelant le Dune de David Lynch : "Le désert avance et on ne doit pas reculer, le désert avant et nous, on doit continuer...".
Avec ses 14mn, Soldat est une pièce un peu à part, rappelant les longues improvisations qui terminent généralement les concerts du groupe. Les guitares divaguent, le danger plane, tandis que le lent tempo et quelques murmures rappelleront les premières heures de Labradford. Et puis on avance vers un classique mur de son, de guitares bruitistes rejointes par une batterie implacable.

Un excellent album, une bien belle surprise que ce retour en grande forme. À noter que l’album est disponible sous forme d’un doublé vinyle + CD, et bien entendu en format numérique.

Fabrice ALLARD
le 12/06/2011

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