Sanso-Xtro

Fountain Fountain Joyous Mountain

(Digitalis Recordings / Import)

 date de sortie

18/04/2011

 genre

Rock

 style

Folk / Free

 appréciation

 tags

Digitalis Recordings / Folk / Free / Sanso-Xtro

 liens

Sanso-Xtro
Digitalis Recordings

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Fréquemment, lorsqu’un artiste change de label pour son nouvel album, on est tenté d’écouter celui-ci à la lumière de celui-là, de déceler une influence de la structure qui l’accueille sur le disque considéré, d’expliquer une inflexion musicale par cette nouvelle domiciliation, bref de convoquer un déterminisme certain. Ce cheminement intellectuel s’avère probablement un peu caricatural, voire inverse par rapport à la réalité (c’est peut-être parce que l’artiste a évolué de telle sorte qu’il démarche les labels habitués à tel style musical). Pour autant, il se trouve régulièrement validé en pratique et un nouvel exemple nous en est apporté avec le second album de Sanso-Xtro. Alors que la jeune femme opérait entre electronica et folk instrumental du temps où elle était sur Type (Sentimentalist paru en mai 2005), elle livre, hormis le Fountain Fountain qui débute l’album (comme s’il fallait une transition avec le passé), un disque plus orchestré et versé dans quelque chose de plus free, voire psyché maintenant qu’elle se trouve sur Digitalis Industries, label fondé par Brad Rose et publiant des sorties de Peter Wright, Pocahaunted, Volcano The Bear ou Tom Carter.

À l’écoute de ce Fountain Fountain Joyous Mountain, on ne sera pas surpris d’apprendre que Melissa Agate est, à l’origine, une batteuse puisque fûts et cymbales se trouvent régulièrement mis au cœur de ses compositions, conviés à échanger avec une guitare acoustique au jeu mettant l’accent sur la dimension métallique des cordes (Wood Owl Wings A Rush, Rush, Light Come, Light Go, Ghost, Goodnight Thylacine). Quelques morceaux plus dépouillés permettent d’accueillir le chant de la jeune femme (Hello Night Crow, Exit : Joyous Mountain) et, d’ailleurs, globalement, les titres ont beau paraître plus orchestrés, ils n’en sont jamais trop chargés. Tant et si bien que lorsqu’un mélodica, un tambourin ou une petite percussion en bois interviennent, ils sont tout à fait distinguables et participent de la réussite d’un album un rien trop court cependant (trente-cinq minutes et neuf morceaux).

François Bousquet
le 22/06/2011

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