Charles-Eric Charrier

Silver

(Experimedia / Import)

 date de sortie

25/01/2011

 genre

Rock

 style

Jazz / Post-Rock

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 tags

Charles-Eric Charrier / Experimedia / Jazz / Oldman / Post-Rock

 liens

Oldman
Experimedia
Charles-Eric Charrier

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C’est la première fois que l’on parle de lui sous son véritable nom, mais nous connaissons déjà bien Charles-Eric Charrier. D’abord croisé au sein de Man, puis suivi de plus ou moins loin en solo en tant que Oldman, le Français collabore avec de nombreux artistes parmi lesquels on citera Mathias Delplanque (en tant que Lena), Philippe Petit, ou encore Cyril Secq (Astrid) qui participe d’ailleurs à cette nouvelle production.

Si au fil des années, et au travers de ses divers projets, Charles-Eric Charrier a toujours plus ou moins navigué autour du post-rock, à plusieurs reprises cette nouvelle production nous donne l’impression de revenir aux plus belles heures du genre. L’instrumentation, en grande partie acoustique y est certainement pour beaucoup. On notera tout juste quelques vieux synthés aux nappes chaleureuses sur le somptueux 12 From, par ailleurs marqué d’un ballet de percussions et frétillements métalliques.
On flirte ici avec un post-rock ambient, mais c’est surtout du côté du jazz et du blues qu’il faut chercher les influences de cet album. Un post-rock qui semble venu du cœur des Etats-Unis, avec un tempo lent, métronomique et largement marqué par la basse sur 21 Echoes Short avant que des guitares ne distillent de petites mélodies accrocheuses. Un peu construit de la même manière, 6I tente une certaine légèreté avec une instrumentation plus riche, un tempo plus soutenu avant de bifurquer dans un deuxième temps sur des expérimentations autour des micros de la six cordes et des mélodies teintées de blues que l’on collerait bien sur les images du Paris Texas de Wim Wenders. Un travail qui se prolongera sur 9 Moving en version minimaliste et pointilliste, entêtante.

On changera un peu de style sur le dernier titre. Un changement clairement annoncé puisque celui-ci s’intitule 9 (8) Electricity et qu’il laisse la part belle aux guitares électriques, plus incisives et utilisées de façon plutôt expérimentale. Rythmique en roue libre et piaillements électriques apportent ici une teinte très free mais les trois musiciens reviendront au calme afin de conclure.

Un album qui a de quoi ravir les amateurs de post-rock, qui par endroit pourra rappeler Tortoise, mais qui d’une manière générale nous propose un beau voyage.

Fabrice ALLARD
le 15/07/2011

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