Siestes Electroniques 2011 : Dirty Sound System / Arnaud Fleurent-Didier

 date du concert

24/06/2011

 salle

Prairie des Filtres,
Toulouse

 tags

Arnaud Fleurent-Didier / Festival des Siestes Electroniques 2011 / Prairie des Filtres

 liens

Festival des Siestes Electroniques 2011
Arnaud Fleurent-Didier

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Après un jeudi que l’on trouvera au final décevant, nous voici de retour à la Prairie des Filtres en ce vendredi, où l’on prendra notre temps, arrivant sur place vers 19h15 alors que le Dirty Sound System passe de la musique en remplacement de Aymeric Hainaux. On ne s’étendra pas sur le sujet, cela fait un joli fond sonore, tout à fait dans l’esprit "siestes", avec quelques titres sur la fin qui tendent à faire lever le public, quelques danseurs potentiels. D’ailleurs on s’étonnera que le Dirty Sound System passe en première partie. Certes il remplace Aymeric Hainaux qui devait ouvrir la soirée, mais il aurait été plutôt pertinent de profiter de ce changement de programmation pour mettre ce DJ set en deuxième partie pour un final festif.

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Arnaud Fleurent-Didier

En fait, on appréhendait l’enchaînement avec Arnaud Fleurent-Didier, croisement entre pop et chanson française. On ne connaissait pas ce jeune artiste, originaire de Versailles, déjà quatre albums à son actif, pas du tout le genre de chose que l’on écoute et qui sera pour nous la première grosse surprise de cette édition des Siestes Électroniques.
On est surpris par le public, apparemment quelques fans ont répondu présent, squattant déjà le devant de la scène, et pas le public habituel des Siestes Électroniques. Quitte à faire dans le cliché, on imagine qu’il s’agit plutôt là de profs de français, voire d’histoire, la faute à des textes soignés et des références à une France un peu désuète. Si les premiers titres se révèlent être dans la lignée de ce à quoi nous nous attendions, après 2-3 chansons on finit par rentrer dans cet univers, aidé par la cohésion qui règne entre les trois musiciens, l’énergie qui se dégage de cette musique, et des textes alliant humour et intimisme, un regard à la fois décalé et juste sur notre temps (My Space Oddity), les relations homme-femme (Imbécile Heureux), assez régulièrement coquin (notamment une reprise du En Vadrouille à Montpellier de Pierre Vassiliu), traitant régulièrement de la filiation et de la mémoire (Mémé 68).
On sera assez bluffé par l’aisance des artistes sur scène, la perfection de leur live qui nous apparaît millimétré (très belle gestion des cassures et relances), le tout étant rendu très vivant par des changements d’instrument, le batteur et la pianiste passent régulièrement aux machines, Arnaud Fleurent-Didier alternant quant à lui entre guitare, piano et machines.
Un bémol ? Peut-être une certaine facilité, l’impression parfois qu’un filon est surexploité, des jeux de mot qui reviennent, des thématiques abordées selon le même angle (Mémé 68, Pépé 44), tandis que l’aisance scénique peut donner l’impression parfois que l’artiste en fait un peu trop. Au moins il prend visiblement plaisir sur scène, le plaisir est partagé, et il s’amuse avec le public. Pour finir, quelqu’un l’appelle dans le public, il s’approche, le spectateur lui demande de faire une annonce, l’artiste fait mine de quitter la scène, puis il prend un micro et lance un "Bon anniversaire Antoine !". Simple, efficace et surtout cohérent avec ses textes.

Fabrice ALLARD
le 26/06/2011

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