Siestes Electroniques 2011 : Cadik Travel Agency / Lucrecia Dalt / Villa Nah / Lone

 date du concert

25/06/2011

 salle

Prairie des Filtres,
Toulouse

 tags

Festival des Siestes Electroniques 2011 / Lucrecia Dalt / Prairie des Filtres / Villa Nah

 liens

Lucrecia Dalt
Festival des Siestes Electroniques 2011
Villa Nah

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Troisième journée à la Prairie des Filtres et comme c’est le week-end, on retrouve quatre lives avec un début des festivités à 16h, fuseau horaire toulousain. Ce n’est pas plus mal, le soleil cogne bien et il est encore trop haut dans le ciel pour que l’ombre des arbres ne parvienne sur le devant de la scène. Les spectateurs sont encore peu nombreux et tous regroupés, à l’abri de quelques arbres éloignés.

Il est donc un peu plus de 17h quand le Cadik Travel Agency prend place sur scène. Le combo hongrois surprend tout de suite avec un son à la fois clair et contrasté. Basses profondes, graves et ronronnantes, et bleeps légers, ébauches mélodiques sur une intro qui donne quelques pistes mais refuse d’aller au bout. C’est tout à fait dans la logique du groupe qui rassemble en un même set une multitude d’influences, et passe sans cesse du coq à l’âne.

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Cadik Travel Agency

Electronica parfois, groove lourd assez souvent, rythmiques marquées par le hip-hop, quelques scratchs par ici, avec sans cesse un jeu de cassures, des ralentissements, hésitations expérimentales contribuant à faire de ce set un joyeux kaléidoscope d’abstractions électroniques. Comme la plupart des spectateurs, on écoutera ça de loin, assis dans l’herbe, sachant que sur scène les trois hommes ne font guère de spectacle, tous rivés derrière l’écran de leurs machines.

Pour un "vrai live", il faudra changer de registre et attendre la deuxième partie assurée par Lucrecia Dalt, un petit bout de femme, originaire de Colombie, que l’on avait déjà croisé en tant que Lucrecia, il y a un peu plus de deux ans sur le volume 3 des compilations 4 Women No Cry du label Monika Enterprise. Seule sur scène, elle se produit au chant, et alterne entre basse et guitare, aidée de quelques pédales et machines. La structure est généralement assez minimale : une boucle de basse qu’elle sample et met en boucle, ajoutant quelques vocalises, croisant une mélodie de guitare, puis le chant, d’une voix presque timide, sensible, fragile.

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Lucrecia Dalt

Une musique au charme particulier, lorgnant tantôt vers l’expérimental (improvisations, légers bruitages, grincement des doigts se déplaçant sur les cordes), tantôt vers le rock avec parfois des guitares qui se font plus rugueuses, plus brutes, inattendues.
Ce sera donc notre second coup de cœur du festival, et puisque nous avons raté les disques de la jeune femme depuis cette fameuse compilation, on ira jeter une oreille sur sa dernière production, un EP de reprises en collaboration avec F.S. Blumm sortie chez La Bèl Netlabel.

Aux Siestes Électroniques, on n’a pas peur du grand saut. Après la finesse et les expérimentations de la colombienne, nous voici avec Villa Nah, duo finlandais auteur d’une synth-pop des plus classiques, et donc efficace. Villa Nah, c’était certainement la formation qui cette année, représentait le mieux la tendance épicurienne de ce festival.

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Villa Nah

Deux finlandais donc, aux looks complètement différents. Le premier fait figure de geek, on l’imagine programmant ses machines puisqu’il est apparemment responsable des rythmiques et lignes de basse toute droit sorties de sa groovebox. Le second se produit au chant et claviers, délivrant des mélodies à la fois légères et sucrées. De la voix aux mélopées, tout nous rappelle les années 80, quelque part entre A-ha, Alphaville, ou encore OMD et les Pet Shop Boys, deux formations qu’ils ont d’ailleurs déjà reprises. Ils termineront leur set avec So Lifelike, une reprise du So Electric de Lifelike.
Certes d’un intérêt musical assez limité, on passera toutefois un moment agréable à l’écoute de cette pop sucrée et synthétique, allongé dans l’herbe et sous le soleil toulousain.

La journée se terminera avec Lone dont, 48h après la prestation, nous n’avons quasiment plus le souvenir. Un homme derrière quelques machines pour ce qui semblait être un DJ set au laptop avec une dominante tech-house, datée et lourde, du moins sur la première demi-heure, une bribe warpienne aussi après laquelle on décida de quitter les lieux.

Fabrice ALLARD
le 28/06/2011

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