Tokyo Bloodworm

Palestine

(Moteer Records / Import)

 date de sortie

09/05/2011

 genre

Rock

 style

Electronica / Folk

 appréciation

 tags

Electronica / Folk / Moteer Records / Tokyo Bloodworm

 liens

Moteer Records
Tokyo Bloodworm

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Trois ans après avoir découvert le groupe à l’occasion d’un très bon album en commun avec le duo Brael, c’est à nouveau sur Moteer qu’on retrouve Tokyo Bloodworm pour ce qui est en réalité le second album de cette formation du Michigan. Fort de sa petite dizaine de membres annoncée, ce groupe peut se permettre de proposer différentes configurations d’un morceau à l’autre, au gré de la présence ou non des vocalises d’Amy Hudson ou de la douze-cordes de Phillip Shiozaki par exemple.

Cependant, on se trouve majoritairement en face d’instrumentaux fortement évocateurs, avec volonté de laisser traîner le tempo des instruments (guitare acoustique, violoncelle, saxophone), de réduire leurs interventions et d’enrober le tout de textures électroniquement composées. Revers de la médaille : les dix titres de Palestine peinent parfois à être saisis, comme apeurés par leur propre structure, craignant tellement de déborder dans le pompiérisme si les neuf membres du groupe jouaient en même temps qu’ils versent dans l’excès inverse (Vesica Piscis).

L’apparition des graves appuyés du piano de Ryan Keane, qui dialogue joliment avec le violon de Maureen Choi dans Blind Daughters Of Gaza, et la saturation de la guitare au milieu de Flames Set In Wooden Frames viennent néanmoins apporter un peu de corps. De même, et bien qu’on ne soit pas forcément très client du résultat (trop connoté « grand ouest états-unien »), la mandoline d’Evan Keane et la batterie de William Ryan Fritch donnent de la consistance à Mergers And Occupations.

Pour autant, en définitive, Palestine se montre un rien trop neutre à notre goût ; sentiment un peu mitigé, donc, au moment de quitter ce qui semble bien être le dernier album de Moteer. En effet, le site internet du label indique qu’il s’agit là de la dernière sortie de la structure anglaise qui, en neuf ans d’exercice et dix-huit références (sans compter les dix de Mobeer, son sous-label), nous aura souvent comblés, aura servi d’écrin idéal au lancement de The Boats et développé une esthétique extrêmement cohérente. Bref, encore un label qu’on regrettera.

François Bousquet
le 22/07/2011

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