Sleepingdog / Dan Matz / 0

 date du concert

05/07/2011

 salle

Espace B,
Paris

 tags

0 / Dan Matz / Espace B / Sleepingdog / Stars of the Lid / Sylvain Chauveau / Windsor for the Derby

 liens

Sylvain Chauveau
Windsor for the Derby
Espace B
Sleepingdog
0

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A posteriori, on ne sait pas trop pourquoi on allait à l’Espace B. Simplement sur le fait que quelques noms nous disaient vaguement quelque chose, comme Adam Wiltzie, moitié de Stars of the Lid, ou encore pour découvrir 0, encore un nouveau projet de Sylvain Chauveau, ici accompagné de Geoffroy Montel (Minizza) et Rainier Lericolais. Des noms qui inspirent confiance en somme.

C’est justement 0 qui ouvre. Les trois artistes sont disposés en rang sur le devant de la scène, Geoffroy et Rainier au laptop, tandis que dans l’obscurité ambiante, on devinait à peine une guitare et diverses machines sur une table devant Sylvain. Le trio interprétait Dark Clouds in the Sand and Thundermarks on the Fence, une pièce d’une trentaine de minutes que l’on qualifiera globalement d’ambient concrète.
Une musique douce, voire fragile, avec pour commencer un travail important des machines, souffles, samples de voix, puis grincements à la manière d’un archet que l’on glisserait sur des cymbales. Petit à petit de nouveaux éléments font leur apparition, bruits de machines, chocs, boucle de guitare un peu timide, lancinante, en suspend. Doucement le ton monte, les instruments s’affirment, avec notamment une mélodie de clarinette aux influences légèrement jazzy, une voix échappée d’un magnétophone, le tout évoquant une certaine nostalgie. Et puis comme à son habitude, en fin de concert Sylvain Chauveau s’empare du micro et pose sa voix, lente, grave et feutrée, reprenant les textes du I Break Horses de Smog. Beau.

Vers 21h30, on enchaîne avec le deuxième set assuré par Sleepingdog. Il s’agit du projet de Chantal Acda, accompagnée ce soir, comme sur son dernier album, par Adam Wiltzie, moitié de Stars of The Lid. La Belge est au piano et chant, parfois à la guitare, l’Américain se produit quant à lui à la guitare et au clavier, avec apparemment pour originalité de déclencher des nappes d’orgue avec sa six cordes...
Ambiance généralement alanguie, lentes mélodies de piano, un son clair mais un tempo lourd, une douceur reposante créée par les nappes d’orgue, et un chant de toute beauté, feutré et fragile, seront les principales composantes de ce projet. On sera bien souvent comme happé par la beauté du trio piano/orgue/chant, la gravité de quelques nappes, le chant en mode mineur sur Scary Movies, ou encore le minimalisme du jeu de piano.
La formule fonctionne tellement bien que l’on sera déçu quand Chantal Adca passera à la guitare. Le résultat nous apparaît alors bien plus classique, on n’y retrouve pas le charme que l’on trouvait si particulier sur les deux premiers titres. Ce sentiment ne fera que se confirmer alors que la jeune femme repasse au piano pour interpréter The Sun Sinks In The Sea, un titre extrait de son précédent album et certainement la plus belle chose que l’on ait pu écouter d’elle. Après un dernier titre, et par conséquent un concert d’une grosse demi-heure, le duo quittera la scène alors que l’on aurait bien continué le voyage. On se consolera au stand en achetant With Our Heads In The Clouds And Our Hearts In The Fields, dernier album en date.

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Dan Matz

On terminera la soirée avec Dan Matz, où l’on reste un peu en famille puisque comme il le rappellera entre deux chansons, il est membre de Windsor for the Derby, un groupe dans lequel jouait également Adam Wiltzie.
On passera plus rapidement sur cette dernière partie qui rentre un peu moins dans la ligne éditoriale de ce site. L’instrumentation est tout ce qu’il y a de plus classique, guitare, pédales et voix, avec parfois quelques petits objets qui viennent en renfort, une petite machine électronique qui vient grésiller près des micros de la guitare, ou plus simplement un iPhone, utilisé de la même manière avec une application musicale.
Ce que l’on préfèrera, c’est l’intro, une boucle électronique et des nappes de guitare flottantes, produisant ce que l’on qualifierait de post-rock ambient. Mais une fois assis à sa place, Dan Matz enchaîne les chansons pop-folk sensible, d’une voix douce, plutôt haut perchée. Un set agréable puisque jamais on ne s’ennuiera, mais on reste dans un registre très classique.

Fabrice ALLARD
le 07/07/2011

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