Pleq

Ballet Mechanic

(Basses Frequences)

 date de sortie

26/01/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Glitch

 appréciation

 écouter

Good Night (extrait MP3)

 tags

Ambient / Basses Frequences / Drone / Glitch / Pleq

 liens

Basses Frequences
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Il y a environ un mois, on vous parlait de Absorbed by Resonance, un album de Pleq sorti sur le label japonais mAtter. Comme promis, on revient aujourd’hui sur ce projet du polonais Bartosz Dziadosz avec ce nouvel album, sorti lui aussi en début d’année.

Si Absorbed by Resonance se présentait comme un croisement d’electronica et d’une ambient crépitante, Ballet Mechanic se révèle être plus doux, plus calme et surtout bien plus minimaliste. A vrai dire, on était un peu surpris de retrouver Pleq chez Basses Fréquences, mais on se rend vite compte que sur ce nouvel album le Polonais met l’accent sur des paysages désolés, finalement assez proches des drones dont le label français s’est rendu spécialiste. Ainsi la première piste, simplement intitulée Ballet Mechanic se révèle être d’une linéarité exemplaire avec 10mn simplement composées d’une nappe et d’un crépitement rappelant le chant d’un insecte.
Le principe est a peu près toujours le même, avec une dominante de drones et nappes, parsemés de micro bruitages, glitchs frétillants, grincements oscillants, frottements granuleux ou petits coups mécaniques, laissant apparaître l’utilisation de machines et peut-être de field recordings sur The Harvest.

Les changements se produisent principalement au niveau de la tonalité. First to Fall par exemple se fait plus grave, plus sombre, plus proche du drone que des nappes apaisantes, tandis que Once Upon a Time, à la fois feutré et fracturé, donne l’impression d’être construit à base de cordes (violoncelle ?) traitées.
La plupart des morceaux se prolongent sur 9-10mn, et ce parti pris minimaliste qui tend à nous faire basculer vers l’hypnotisme envoutant, frôle parfois l’ennui, en particulier quand l’artiste se lance dans une certaine joliesse, avec nappes limpides et piano sur Good Night (Glitch Version). On lui préfèrera de loin la richesse de That is Really The End aux nappes oscillantes, entêtantes, envahies de grésillements, tintements, bruits de machines et autres bleeps.
Si vous ne vous êtes pas encore endormi au bout de 5 titres (43mn), Harvest devrait finir de vous terrasser avec ses 27mn de drones lointains, feutrés, aux subtiles variations, couvert d’un bruitage mécanique qui pourrait bien être un enregistrement de moissonneuse-batteuse venue vous bercer.

Après Absorbed by Resonance, cette nouvelle production pourra surprendre. Elle ravira les amateurs d’ambient minimale, voire de drones, mais ceux qui ont connu Pleq pour ses travaux electronica risquent d’être un peu surpris par Ballet Mechanic.

Fabrice ALLARD
le 15/07/2011

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