Markus Reuter

Todmorden 513

(Hyperfunction / Import)

 date de sortie

01/01/2011

 genre

Classique

 style

Ambient / Contemporain / Electroacoustique

 appréciation

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Album complet (Bandcamp)

 tags

Ambient / Contemporain / Electroacoustique / Hyperfunction / Markus Reuter

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Markus Reuter
Hyperfunction

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Il y a deux ans, on parlait ici de Impossible Music, un album de Michael Peters avec lequel on découvrait Hyperfunction, un label dédié aux musiques algorithmiques et génératives. Cette année c’est Markus Reuter, artiste allemand spécialiste de la guitare à 8 cordes que l’on redécouvre ici, dans un genre complètement différent.

Le titre de l’album provient de Todmorden, petite ville d’Angleterre, tandis que le "513" correspond au nombre d’harmonies générées par les algorithmes de Reuter. On ne s’étendra pas ici sur le procédé et les calculs mis en œuvre (ceux que cela intéresse peuvent piocher quelques informations sur le Bandcamp de l’artiste), mais on notera que la méthode ne sert ici qu’à composer la partition. Ce sont ensuite de véritables musiciens qui interprètent l’œuvre, un ensemble de violonistes, violoncelliste, guitaristes, également accompagnés de machines (synthés, orgues, effets), principalement contrôlées par Markus Reuter.

Il en résulte une véritable symphonie en huit mouvements, étonnamment douce et facile d’accès au regard des abstractions de la précédente sortie du label Hyperfunction. Ce sont les cordes qui dominent, particulièrement présentes et claires sur le premier mouvement, aussi bien frottées à l’archet que pincées à la manière d’une harpe, conférant tout de suite à ce disque une consonance de musique classique, voire de B.O. de film à suspense tant l’ambiance y est mystérieuse.
Au fil des mouvements, ambiance et instrumentation varient. Apaisement et tendances minimalistes par ici, conférant au deuxième mouvement une atmosphère de de rêverie, un flottement irréel, puis des envolées lumineuses sur la troisième partie avant d’aborder une descente au son des nappes d’orgue de Movement IV.
L’ensemble de l’album est construit selon un jeu de boucles, de répétition. De courtes phrases mélodiques se répètent, et à chaque redite une petite variation contribue à un mouvement d’ensemble, produisant un effet de montée ou descente, conférant notamment à Movement V et Movement VI une ambiance de film d’horreur tandis que Movement VII avec ses douces sonorités de flûtes, flirte avec la féérie.

Classique contemporain sur la forme, cet album se révèle être étonnamment abordable, susceptible de retenir l’attention d’amateurs de musique néoclassique, d’ambient, ou même de musiques de films.

Fabrice ALLARD
le 16/07/2011

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