Flesh And Blood & Fish And Fowl

 auteur

Geoff Sobelle & Charlotte Ford

 metteur en scène

Geoff Sobelle & Charlotte Ford

 date

du 14/07/2011 au 23/07/2011

 salle

Maison des Métallos,
Paris

 appréciation
 tags

Geoff Sobelle & Charlotte Ford / Maison des Métallos

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Bien qu’États-uniens, Geoff Sobelle et Charlotte Ford font tout pour paraître britanniques. De fait, au risque de verser dans le lieu commun, l’humour anglais se caractérise régulièrement par un goût prononcé pour le décalé, le nonsense et la mise en place de situations absurdes desquelles les personnages se sortent par un jeu non avare d’excentricité. Et c’est un nouvel avatar de ce style qu’offre Flesh And Blood & Fish And Fowl, dont les créateurs campent ici deux employés de bureau. La première partie du spectacle les voit donc mimer ces affres du quotidien : petits jeux de pouvoir et rivalités mesquines, titillements incessants mâtinés d’une forme de séduction implicite, tentatives de tromper l’ennui entre deux pauses passées à grignoter des biscuits apéritifs, etc… Malheureusement, de Benny Hill en Mr Bean, ce type de jeu outré, fondé sur des mimiques exagérées et une répétition ad nauseam des mêmes gags, ne nous a jamais convaincus. Si on décrocha quand même quelques sourires cette fois-ci, on restait majoritairement interdit et atterré.

En revanche, l’intrusion du « naturel » nous intéressa davantage. Comme l’indique le papillon remis à l’entrée : « si vous le chassez le naturel, il revient au galop ; mais si le naturel vous chasse, c’est vous qui allez galoper ». Et, précisément, c’est ce qui se passe sur le plateau à mesure qu’animaux empaillés (cerfs, ragondins, lapin, mouton, ours) sortent d’un tiroir, poussent une porte ou apparaissent au-dessus d’une cloison. Dans le même temps, plantes et branches de lierre recouvrent peu à peu l’open space, conduisant les deux comédiens à lutter contre ces intrusions avant de baisser les bras face à l’adversité. Bien que la fable sociale sur la catastrophe écologique s’avère peut-être menée au pas de charge, elle se fait néanmoins plus pertinente que la première moitié de Flesh And Blood & Fish And Fowl.

François Bousquet
le 21/07/2011

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