Edh / Unison

 date du concert

16/07/2011

 salle

International,
Paris

 tags

EDH / International / Unison

 liens

International
EDH
Unison

 dans la même rubrique
29/11/2016
Moskus
(Maison de Norvège)
07/11/2016
Melmac
(Pop In)

Cela ne faisait même pas un mois que l’on était venu à l’International, pour voir Unison à l’occasion de la fête de la musique. Un concert qui finalement n’eut jamais lieu puisque comme nous l’avons déjà relaté dans cet article, le groupe se faisait voler son ordinateur peu de temps avant de monter sur scène. Ce soir nous revenions donc en grande partie pour voir le concert que nous n’avions pas eu quelques semaines plus tôt, mais également pour revoir Edh, les deux formations étant voisines de label.

Cette soirée se déroulait dans le cadre du BitterSweet(paradise), un festival orchestré par les hyper actives Boutiques Sonores, avec quatre concerts prévus ce jour. Les festivités auront déjà commencé quand nous arriverons sur place, aussi nous descendrons dans la salle pour le deuxième concert, assuré par Edh que nous n’avions pas vu sur scène depuis février 2010.
On commencera malheureusement avec quelques problèmes de son qui seront assez récurrents ce soir. On découvre la nouvelle mise en place scénique avec une base pré-enregistrée, la basse sans laquelle on a désormais du mal à imaginer Edh, et un clavier plus modeste que d’accoutumée. C’est justement au clavier qu’Emmanuelle débute son set. On reste sur une formule très pop : des chansons de 3mn, parfaitement calibrées, des mélodies accrocheuses et des rythmiques que l’on trouvera bien plus marquées qu’auparavant, rendant de nombreux titres quasiment dansants. Certes la pop d’Edh n’est pas des plus enjouée : la voix reste bien souvent en retrait, noyée dans les effets, voire monocorde, mais c’est justement de cette particularité qu’elle dégage un certain charme, de ce contraste entre des mélodies faciles, accrocheuses, des gimmicks pop (une guillerette mélodie sifflée) et une attitude en retrait, quasiment effacée, laissant toute la place à la musique.
Cela faisait donc presque 1 an et demi que l’on n’avait pas vu Edh en concert, et c’est une belle surprise que nous avons eu là, un réel plaisir que l’on aurait bien prolongé un peu étant donné que la prestation ne dura qu’une petite demi-heure. Petit conseil : ne ratez pas le prochain !

JPEG - 70.4 ko
Unison

Le temps de manger un bout, et on reviendra tout juste pour le concert de Unison. Cette fois c’est bon, tout le matériel est là, avec un laptop tout neuf ! La scène est dégagée, on sent que le duo a envie de bouger, et on se rappelle d’ailleurs qu’en début d’année au Scopitone, Unison jouait en plein milieu du public. Malheureusement là encore, gros problèmes techniques. Le groupe ne s’entend pas dans les retours et au chant, Mélanie est condamnée à ne pas bouger sous peine de provoquer d’effroyables larsens.
Un jeu de scène très limité donc, mais la musique était bien là : le duo a reconstitué tous les morceaux perdus suite au vol de leur matériel et était près pour ce concert. À moins d’être un fan furieux, il sera bien difficile d’apprécier une quelconque différence entre le concert de ce soir et les précédentes versions. Cette musique s’appuie toujours de gros effets sur la voix, rendue feutrée, noyée, éthérée, qui surnage au milieu de textures de guitares. L’électronique est là en appuie, ajoutant profondeur à la production via des rythmiques sèches, affirmées. À l’image de leur musique qui dans une certaine mesure peut être qualifiée de désespérée, le duo a tendance à prendre la pose, lui le regard dans le vide, les yeux au ciel, elle dans une posture quasi mystique, entre ange et démon, une imagerie caricaturale largement adoptée par la scène witch house.
Malheureusement les problèmes de son gâcheront un peu le spectacle, le duo perd de son assurance, Mélanie semble se demander sans cesse si elle est en phase avec la musique, l’exaspération se lit sur leur visage. Mais les tubes sont là, la musique reste ultra efficace, et on aura quelques surprises sur la fin avec un chant qui sort des canons du genre, une voix qui se détache un peu plus, qui se fait moins uniforme, laissant entrevoir quelques bonnes surprises sur l’album qui sortira à la rentrée. On l’a déjà dit mais on le répète : à suivre !!

Fabrice ALLARD
le 19/07/2011

À lire également

Hypo
Random Veneziano
(Active Suspension)
07/05/2004
Skyphone / Hypo / Tujiko
(Nouveau Casino)
29/04/2016
Perrine en morceaux (...)
(Supersonic)