V/A

Electric Carpets

(Record Label Records / Import)

 date de sortie

15/02/2011

 genre

Electronique

 style

Electro / Electronica / Expérimental / IDM / Breakbeat

 appréciation

 écouter

20 titres (Flash)

 tags

Breakbeat / Electro / Electronica / Expérimental / Fluorescent Grey / IDM / Kush Arora / Mike Dunkley / Record Label Records

 liens

Fluorescent Grey
Record Label Records
Kush Arora
Mike Dunkley

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Mi-mai, on vous parlait de Drinking the Goat’s Blood, une compilation publiée par Record Label Records et consacrée à des travaux expérimentaux ou inclassables. La structure américaine se plait d’ailleurs à se démarquer, à fuir les étiquettes, mais utilise le terme de post-IDM pour tenter de qualifier le contenu de cette deuxième compilation qui nous propose ici le versant le plus dansant du label.

Ce deuxième volet est à classer aux côtés de Drinking the Goat’s Blood avec un packaging du même acabit, dessin noir et blanc illustrant strictement le titre de la compilation, non dénué d’humour.
On y retrouve également quelques artistes dont nous avons déjà parlé sur ces pages. Ce n’est donc pas vraiment une surprise de retrouver Kush Arora ici, offrant un dubstep séduisant et aéré, tandis que Fluorescent Grey (Robbie Martin, boss du label) nous surprend avec ses murmures et onomatopées sur des rythmiques complètement déglinguées, chaotiques. Tout comme Fluorescent Grey, Mike Dunkley était déjà présent sur Drinking the Goat’s Blood et son The Existential Bop se situe dans un registre proche avec concassage rythmique et vocaux déformés trahissant des influences hip-hop.

Même si ce disque est sensé mettre en avant des musiques plus dansantes, on reste bien loin des tubes du dancefloor. Certes, wAgAwAgA joue dans un registre breakbeat/drum’n bass, Brian E opte pour une certaine légèreté avec sa néo-disco de In The Jungle et on trouvera parfois ce travail un peu facile. BD1982 assure le coup avec jouant sur le décalage d’une mélodie de flûte et d’expérimentations rythmiques tandis que William S. Braintree crée une electronica mélodique à base de cordes frappées qui a du mal à trouver sa voie. Du coup on leur préfèrera le C.B.F. de Identity Theft, petite perle d’electro qui sonne comme un véritable hommage à Kraftwerk.

Tous les genres, toutes les influences sont abordées en partant d’un son lourd, épais, en passant par la finesse d’une electronica finement ciselée. Le disque s’ouvre par exemple sur des mélodies de basses nasillardes, grésillantes, joliment mises en valeur par Cubus avec un jeu de filtre. De son côté, Not Breathing opte pour une atmosphère étouffante, industrielle, convoquant même des riffs de guitares bruitistes sur le final et Scuzi mise tout sur de fermes rythmiques granuleuses, fracassantes, affirmées, créant une sorte de batucada futuriste.
Pour la finesse, on ira voir du côté de Kossak qui joue d’abord sur des éléments très rythmiques, créant un certain manque chez l’auditeur qui sera comblé par quelques bleeps mélodiques du plus bel effet sur Brookers Bible, notre coup de cœur de cette compilation. Moins original mais tout aussi beau, le Refraction de Kcinsu ravira les fans d’Autechre puisqu’il marie joliment rythmiques barrées et mélodies à fleur de peau.

Electric Carpets est une compilation qui tient ses promesses. Électronique, éclectique, cherchant à sortir des sentiers battus, et dansante pour les plus acrobates de nos lecteurs.

Fabrice ALLARD
le 31/07/2011

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