Khalija

Khalija LP

(Force Intel / Import)

 date de sortie

04/02/2011

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Minimal

 appréciation

 écouter

8 extraits (Youtube)

 tags

Ambient / Expérimental / Force Intel / Khalija / Minimal / Wyatt Keusch

 liens

Force Intel
Wyatt Keusch
Khalija

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On ne sait pas très précisément ce qui se cache derrière ce projet Khalija. On tient toutefois une sérieuse piste derrière le nom de Wyatt Keusch, jeune artiste basé à San Francisco. Il produit déjà sa musique sous son vrai nom et nous reviendrons probablement dessus très prochainement puisqu’il vient de sortir un autre album, toujours chez Force Intel.
Khalija est aussi le nom d’un label géré par le Californien et d’un collectif auquel il appartient. Or il s’avère que chaque membre de ce collectif peut utiliser le nom de Khalija pour présenter son travail. Si Wyatt Keusch est très certainement le membre le plus actif sur ce disque, on n’est pas à l’abri d’être face à un travail collaboratif et une production certainement très différente de ce que fait le Californien sous son véritable nom.

À l’écoute des premiers titres, on classerait un peu rapidement Khalija dans une veine techno minimale. Les morceaux sont plutôt longs (8 et 12mn pour les deux premiers titres), et passés des introductions vaguement expérimentales et abstraites à base de coups métalliques, bruits de platines, souffles et craquements, se sont des percussions sourdes et entêtantes qui dominent, parfaitement calibrées pour danser sur Khalija Part I, plus abstraite et distante sur Khalija Part II.
En réalité Wyatt Keusch ne se cantonne pas à un style et il produit avec ce Khalija LP un album déconcertant, avant tout orienté sur l’expérimentation, des percussions déstructurées, des flûtes grésillantes Khalija Part IV, mariant des percus sèches et affirmées à des flottements que l’on pourrait qualifier de chutes de studio sur un Khalija Part V que l’on ne sait par quel bout prendre.

L’artiste s’attaque également à l’ambient, un genre qui semble se prêter plus facilement à sa volonté de recherche et d’abstraction. La sixième partie, à base de nappes fantomatiques, voire mystiques, lentes et flottantes, ne sort pas vraiment des canons du genre mais garde une certaine personnalité. Dans un registre proche, Khalija Part III fait également son petit effet avec un mélange de sonorités toujours original et de petits frétillements rythmiques qui créent une certaine dynamique.
Une ambient que l’on qualifiera de futuriste et inquiétante, une atmosphère digne d’un film de science-fiction, d’un futur sombre marqué de bourdonnements, craquements, souffles irréguliers, dominé par les machines, sirènes, alarmes tandis que les quelques voix sorties de haut-parleurs semblent dicter des ordres sur Khalija Part VII (Flood’s Dream). Heureusement les 15mn du dernier titre apportent un peu de lumière. Une douce mélodie, épurée, se dédouble et berce l’auditeur entre quelques frétillements et gargouillis de machines.

Un album difficile à appréhender, qui part un peu dans tous les sens, et du coup pas pleinement convainquant. Si quelques titres sont très efficaces, intéressants, on a du mal à dégager de cet album une véritable ligne directrice et à comprendre la démarche de l’artiste (ou du collectif).

Fabrice ALLARD
le 06/08/2011

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