CoH

IIRON

(Editions Mego / La Baleine)

 date de sortie

11/02/2011

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Minimal / Doom

 appréciation

 écouter

Soii Noir (MP3)

 tags

COH / Doom / Editions Mego / Expérimental / Minimal

 liens

Editions Mego

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En commençant la rédaction de cette chronique, on se dit que l’on parle un peu trop rarement de CoH, le projet musical d’Ivan Pavlov dont on est pourtant plutôt fan. C’est donc avec plaisir qu’on le retrouve chez Editions Mego, un label sur lequel il revient régulièrement, en alternance avec Raster Noton.

De part son titre, IIRON semble faire suite à Iron, publié en 2000 par Wavetrap, mais on n’y verra en réalité qu’un très vague rapport. Tout juste une allusion à cette matière (le fer) et donc au métal (le genre musical). OK, c’est peut-être un peu tiré par les cheveux...
L’album nous prend par surprise en s’ouvrant par une petite mélodie de guitare acoustique, et on s’imagine déjà CoH avoir viré un folk... Très vite on retrouve sa patte avec une rythmique électronique cassante, dans un esprit très Raster Noton et voila qu’intervient la deuxième surprise via des riffs de lourdes guitares électriques. Le mélange est plutôt habile, il reste léger grâce à de petits bleeps électroniques et parfois des mélodies complètement décalées, que l’on serait prêt à fredonner, ou qui sonnent comme une note d’humour (Red Square, et surtout Fist of Glory)

Pendant 3-4 morceaux on est assez bluffé par le résultat, et notamment par le mariage de l’électronique avec ces guitares doom metal sur un War End War écrit en 1988 alors que le genre était interdit en URSS. On rapprochera aussi cet effet de hachage dans le final de War End War avec le Berghain d’Alva Noto et Blixa Bargeld. Une similitude étonnante !...
On retiendra ensuite le minimalisme de Soii Noir, reposant sur un tempo carré et de séduisants inserts électroniques ou encore les déchirures numériques qui ouvrent Fist of Glory, mais assez rapidement on trouve la formule un peu trop répétitive. Slowup (Quadrate Für Jah) semble manquer d’inspiration et comme beaucoup d’autres morceaux, All Lights Are Fire repose sur un précis calage des riffs de guitares et des claquements rythmiques. Comme il a commencé, IIRON se termine par quelques guitares acoustiques, elles aussi enregistrées sur cassette entre 1988 et 1990, histoire de fermer la boucle.

On va sûrement être un peu sévère dans l’appréciation de cet album. Il y a de très bonnes choses, mais on se lasse rapidement de la formule et on ne peut s’empêcher de penser que CoH use parfois d’une certaine facilité.

Fabrice ALLARD
le 07/08/2011

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