Nicolas Bernier

usure.paysage

(hrönir / Metamkine)

 date de sortie

00/02/2011

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Musique Concrète

 appréciation

 écouter

Paysages Articulés No. 4 (Soundcloud)

 tags

Expérimental / hrönir / Musique Concrète / Nicolas Bernier

 liens

Nicolas Bernier
hrönir

 autres disques récents
Matt Christensen
Honeymoons
(Miasmah)
Giulio Aldinucci
Goccia
(Home Normal)
Automatisme
Momentform Accumulations
(Constellation)
Gratuit

(Ego Twister)

Cela ne fait que 2 ans que l’on a découvert le canadien Nicolas Bernier, mais voici déjà la quatrième production dont nous nous faisons l’écho. Croisant généralement les musiques électroniques actuelles et celles dites savantes (électroacoustique, contemporaine), Nicolas Bernier pousse un peu plus loin ses expérimentations avec ici son premier album de musique concrète. Sorti quelques mois plus tôt en vinyle, usure.paysage est aujourd’hui pressé en CD et enrichi d’une pièce complémentaire.

On ne peut s’empêcher de penser à courant.air dont nous parlions voici trois mois. Des titres au format similaire, des pochettes au traitement graphique fort semblable, bref une cohérence étonnante mais les deux disques sont sortis sur des labels différents.
Après avoir écouté quelques productions du Canadien, nous commencions à remarquer des traits typiques de son travail, une certaine marque de fabrique que l’on retrouve en partie ici, à commencer par ce jeu de cassures, de rupture brutales mettant en parallèle deux univers, l’un souvent bruitiste, le second minimaliste et proche du silence. Au bout de 20s de Paysages Articulés No. 4 on retrouve déjà ce type de composition, le disque s’ouvrant sur un grand fracas de coups et grincements métalliques puis nous projetant dans une rue, field recordings avec vendeur à la criée, pour retrouver ensuite des bruits de sirènes et marteau-piqueur. De la même manière, Les Chambres De L’atelier accumule les coups secs, des portes métalliques que l’on claque avant de bifurquer vers une ambient concrète, faite de petits tintements, de petits coups et manipulations d’objets en bois, des bruits de pas peut-être.

L’autre particularité de Nicolas Bernier, c’est sa manière d’allier expérimentations et émotions dans des compositions souvent empreintes d’une certaine poésie. Il construit une superbe et étonnante tension sur le final de Les Chambres De L’atelier, certainement par l’ajout d’effets électroniques, puis il invite des instruments et chants, chœurs et vocalises d’opéra sur un envoûtant 10 Passages qui devrait réconcilier les hermétiques à la musique concrète. De la même manière, Paysages Articulés No. Zéro emprunte tout autant à la musique concrète qu’à une ambient-drone, basée sur des tonalités glissantes et des souffles issus de machines.
k.krrkphsssPOW < Paysage est donc le titre bonus de cette version CD. Daté de 2005, on ne sait pas s’il s’agit véritablement d’une pièce concrète. Les sonorités sont beaucoup plus électroniques avec micro crépitements, froissements numériques et croisements électroacoustiques, invitant cuivres et feux d’artifices.

Une certaine constance dans la qualité, mais on aura tout de même tendance à préférer les compositions les plus électroniques du Canadien.

Fabrice ALLARD
le 14/08/2011

À lire également

Nicolas Bernier + Jacques Poulin-Denis
Sur Fond Blanc
(Ekumen)
Nicolas Bernier
courant.air
(Ahornfelder)
Quarz
Five Years On Cold Asphalt
(Crónica Electronica)
Nicolas Bernier
Les Arbres
(No Type)